Dans cinq jours exactement, le tournoi de foot des Jeux olympiques de Londres se mettra en branle. Le match pour la médaille d’or masculine aura lieu le 11 août.
Les règles en vigueur aux Jeux olympiques ne sont pas celles de la Coupe du monde. À Londres, les sélections devront être composées de joueurs âgés de moins de 23 ans, sauf pour un maximum de trois places qui seront réservées pour des joueurs ayant dépassé cet âge.
Ce sera donc une belle occasion de voir les stars de demain, de jeunes vedettes déjà confirmées, et quelques vieilles gloires dont ce sera le dernier tour de piste international.
Chez les hommes, le format sera identique à celui de l’Euro qui vient de se terminer : seize équipes sont réparties en quatre groupes. Au terme des trois premiers matchs, les deux premiers de chaque groupe passent en quarts de finale.
Prédictions
Dans le groupe A, mes favoris sont l’Uruguay et la Grande-Bretagne. Dans le groupe B, je vois le Mexique se qualifier, et la Suisse et la Corée du Sud en lutte pour l’autre place.
Dans le groupe C, le Brésil est intouchable. L’Égypte et le Belarus se disputeront l’autre droit d’aller plus loin. Dans le groupe D, l’Espagne est dans une classe à part. Le Japon et le Maroc s’expliqueront pour la deuxième place.
Serez-vous choqués si je vous dis que le Brésil et l’Espagne sont les grandissimes favoris pour la médaille d’or ?
L’Uruguay et la Grande-Bretagne peuvent aussi, très réalistement, viser une place sur le podium. Le médaillé d’or à Beijing en 2008, l’Argentine, n’a pas réussi à se qualifier.
Curieusement, l’or olympique est le seul titre majeur de soccer que le Brésil n’a jamais remporté.
Deux fois, il s’est incliné en demi-finale. En 1984, il fut battu par la France (0-2) et, en 1988, il a baissé pavillon devant l’URSS (1-2).
On trouvait pourtant dans ces deux sélections auriverde les noms de futurs vainqueurs des Coupes du monde 1994 et 2002 : Bebeto, Romario, Dunga, Taffarel et Ronaldo.
Favoris
À Londres, le Brésil arrive avec une équipe qui fait peur et qui tiendrait son bout même contre des équipes qui aligneraient des joueurs de l’âge qu’elles voudraient.
À la défense, Thiago Silva (PSG) et Marcelo (Real Madrid) n’ont pas besoin de présentation. En milieu de terrain, ceux qui ne le connaissent pas vont découvrir l’exceptionnel Ganso (Santos). En avant, Pato (Milan) et Neymar (Santos) font déjà partie de la sélection senior.
Une pelure de banane est toujours possible. Mais sur papier, on ne voit guère que l’Espagne avec un effectif comparable à celui des Brésiliens.
Jordi Alba (Barcelone), Mata (Chelsea) et Javi Martìnez (Bilbao) viennent en effet de remporter l’Euro. Le gardien De Gea (Manchester United) se profile comme le successeur d’Iker Casillas.
L’Uruguay aura aussi des arguments de poids à faire valoir avec notamment Cavani (Napoli) et Suàrez (Liverpool) en avant, Lodeiro (Ajax/Botafogo) au milieu, et Coates (Liverpool) en arrière.
Qu’on me pardonne si je ne dis pas un mot du tournoi féminin. Je plaide coupable de ne pas suivre le foot des filles comme il le mérite.
Les billets pour le volet féminin du tournoi se vendent d’ailleurs infiniment moins. Malheureusement, en Grande-Bretagne, il n’y a pas l’engouement pour le soccer féminin qu’on sent en Amérique du Nord, où des pas de géant ont été faits ces dernières années.