Shane Doan a toujours comme objectif de poursuivre sa carrière dans le désert de l’Arizona, mais il n’a pas une patience éternelle. Le capitaine des Coyotes inscrira le Canadien parmi ses possibles destinations advenant un échec avec Phœnix.
En entrevue téléphonique au Journal de Montréal, Doan a confirmé son intérêt pour le Canadien, en plus d’apporter plusieurs bémols importants.
« Oui, je peux dire que le Canadien m’intéresse, mais j’ai toujours comme but de m’entendre avec les Coyotes, a expliqué l’ailier droit de 35 ans. J’aime la grande histoire du Canadien et j’ai un énorme respect pour Marc Bergevin. J’ai parlé à plusieurs reprises à Marc au cours de ma carrière et c’est une très bonne personne. Honnêtement, je ne connais pas une seule personne qui n’aime pas Marc. »
Oui, il y a un lien d’amitié entre Doan et Bergevin, mais le lien entre Doan et les Coyotes reste encore plus fort.
« Je l’ai toujours dit, je veux poursuivre ma carrière avec les Coyotes, a-t-il répété. J’ai connu une seule organisation dans la LNH, celle des Jets de Winnipeg et des Coyotes. Je joue à Phœnix depuis 1996 et mes quatre enfants ont vu le jour en Arizona. J’ai construit de grandes relations avec cette organisation, les partisans et la ville de Glendale. »
Marié et père de quatre enfants, âgés de 5 à 13 ans, Doan a souligné à plusieurs reprises qu’il préférerait ne pas déraciner sa famille.
Dans l’attente
Le sort de Doan est étroitement lié à la vente ou non de l’équipe à Greg Jamison. Depuis la saison 2009-2010, les Coyotes se retrouvent sous la tutelle de la LNH puisqu’ils n’ont pas de propriétaire.
« J’espérais une réponse hier, comme j’espérais une réponse il y a trois ans, a dit Doan sur un ton un brin désabusé. Je crois toujours à la survie des Coyotes en Arizona, mais j’ai besoin d’une réponse. »
Sans un nouveau propriétaire ou sans l’assurance de maintenir l’équipe à Phœnix, Doan passera à son plan B.
« Si jamais l’équipe devait déménager, on dicterait ma prochaine ville, a-t-il dit. Si je me retrouve devant un tel scénario, où il n’y aurait plus d’espoir pour les Coyotes à Phœnix, je voudrais choisir ma prochaine ville. »
Plusieurs équipes dans la course
Advenant un divorce avec les Coyotes, Doan ne négociera pas uniquement avec le Tricolore.
Au cours des dernières semaines, il a visité les installations des Rangers de New York et des Flyers de Philadelphie. De son propre aveu, il ne faut pas accorder trop d’importance aux deux rencontres.
« J’étais à New York avec ma famille et j’ai participé aux négociations pour la prochaine convention collective, a-t-il affirmé. Je n’ai pas fait ce voyage uniquement pour parler aux Rangers et aux Flyers. J’en ai simplement profité puisque j’étais dans le coin. »
Possiblement désireux de cacher son jeu, Doan n’a pas voulu confirmer qu’il se retrouvera à Montréal la semaine prochaine.
« Je ne peux pas dire que j’ai une visite avec le Canadien à mon horaire puisque j’attends toujours une réponse pour la vente des Coyotes. Si ça ne fonctionne pas, je devrais poursuivre d’autres démarches et c’est possible que je vienne à Montréal. Je ne veux pas faire attendre les autres équipes trop longtemps. »
Une petite baisse
En 79 matchs l’an dernier avec les Coyotes, Doan a amassé 50 points (22 buts, 28 aides). Il a ajouté 9 points (5 buts, 4 aides) en 16 rencontres lors des séries.
Avant l’an dernier, l’ailier de 6 pi 1 po et 223 lb avait récolté 60, 55, 73 et 78 points lors des quatre saisons précédentes.
Sur le plan salarial, Doan empochait 4,55 millions l’an dernier. Il est joueur autonome sans compensation depuis le 1er juillet.