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Legs artistique parti en fumée

Huit tableaux d’une valeur totale de plus de 800 000 $ ont été volés au fils du peintre Guido Molinari

Leg artistique parti en fumée
Photo le journal de Montréal, sarah bélisle Guy Molinari a découvert les cadres des toiles de son père, Guido Molinari, vides dans son entrepôt. Des voleurs étaient passés par l’ancien atelier de l’artiste-peintre. Ils ont pillé huit tableaux, d’une valeur d’environ 800 000 $ estime l’héritier.

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LES TABLEAUX VOLÉS
Équilibre
Peinture d’acrylique sur toile faisant 98 cm par 110 cm. Elle a été peinte en 1960
Triangulaire orange
Peinture d’acrylique sur toile d’une taille de 249 cm à 218 cm. Elle a été peinte en 1974.
Quantificateur bleu
Peinture d’acrylique sur toile d’une taille de 243 cm par 213 cm. Elle a été peinte en 1994.
Losange continuum
Peinture d’acrylique sur toile de 200 cm par 200 cm. Elle fait partie d’une série peinte en 1998.
Structure triangulaire
Peinture d’acrylique sur toile d’une taille de 198,2 cm par 198,2 cm. Elle a été peinte en 1971.
Losange continuum
Peinture d’acrylique sur toile de 273 cm par 272 cm. Elle fait partie d’une série peinte en 1998.

Des oeuvres d’art dérobées, des toiles découpées de leur cadre et des voleurs qui ont pris le large. Ce scénario digne d’un film d’Hollywood s’est joué dans Lanaudière, privant Guy Molinari d’une part de son héritage.

« C’est complètement absurde comme histoire, lance Guy Molinari, atterré. Ce n’est pas juste leur valeur en argent, c’est aussi l’héritage artistique de mon père. »

Le fils du défunt artiste Guido Molinari est atterré depuis qu’il a constaté le vol de huit de ses tableaux favoris, dont il estime la valeur totale à 800 000 $. Il n’était d’ailleurs pas assuré pour ces oeuvres d’art.

Jeudi dernier, l’homme s’est rendu à l’ancien atelier de son père à quelques pas de sa demeure reculée de Notre-Dame-de-la-Merci, non loin de St-Donat.

Il y entrepose depuis 2008 une poignée d’oeuvres du peintre abstrait dont il a hérité.

Sur place, il a découvert la porte forcée et des cadres vides de leurs toiles.

« Ils (les voleurs) sont entrés par la fenêtre de l’atelier que je loue dans le même édifice, raconte M. Molinari, pointant l’endroit du doigt. Ils ont ensuite brisé la poignée de la porte qui donne sur l’entrepôt où étaient les toiles. »

Mais une fois à l’intérieur, le ou les voleurs n’étaient pas au bout de leurs peines.

M. Molinari avait installé des barres transversales cadenassées sur toutes les portes qui donnaient sur la pièce.

Arrachées

La pièce était donc sécurisée de telle manière qu’il était impossible d’en sortir les tableaux de très grand format qui s’y trouvaient.

En conséquence, six toiles ont été arrachées de leur cadre de bois. Deux autres en ont été découpées, vraisemblablement à l’aide d’un couteau de cuisine.

Une fois les peintures ainsi décrochées, elles ont dû être roulées pour être transportées à l’extérieur de l’entrepôt, suppose l’héritier, dépité.

Les tableaux ont subi un sort bien inusité « comme dans un James Bond », souligne l’agent Gino Paré porte-parole de la Sûreté du Québec.

« Le vol a été effectué de façon plutôt marginale », convient-il. Et rien d’autre n’a été subtilisé à la suite de l’entrée par effraction, confirme-t-il.

Ce qui fait dire à M. Molinari que les bandits savaient fort bien ce qu’ils venaient y chercher.

Pas des pros

L’héritier écarte d’office l’hypothèse de professionnels du recel d’oeuvres d’art passant à l’action. Ne serait-ce que par le peu de cas qu’ils ont fait de garder en bonne condition les oeuvres.

Heureusement pour M. Molinari, le reste des oeuvres que son père lui a léguées se trouvent en sécurité dans des galeries, salles d’exposition et d’autres entrepôts.

 

 

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