LA PRAIRIE – Stéphane Le Bouyonnec portera les couleurs de la Coalition Avenir Québec (CAQ) dans la circonscription de La Prairie, en Montérégie, lors des prochaines élections, a annoncé mercredi le chef du parti François Legault.
Actuel président et fondateur de Synergis Capital à Montréal, ce spécialiste en fusions acquisitions et financement d’entreprises est un vieux routier de la politique, même s’il s’agit de sa première expérience électorale en tant que candidat.
«Les astres se sont alignés. Contrairement à Léo Bureau-Blouin, quand j’étais leader étudiant, je me disais que j’attendrais d’avoir 50 ans avant de faire de la politique active. Or, j’ai eu cet âge en juin!» a déclaré M. Le Bouyonnec qui a été membre, à quelques reprises, des exécutifs nationaux du Parti québécois, du Bloc québécois et de la défunte Action démocratique du Québec.
Reprenant les propos de son chef, le candidat a souligné que la CAQ est l’alternative aux vieux partis.
«Dans la CAQ, on retrouve des libéraux propres, contrairement à ailleurs, et des nationalistes et des souverainistes qui sont réalistes et non pressés, conscients qu’il faut d’abord redresser le Québec, a-t-il dit. Avec les libéraux, j’aurais voulu dire que le Québec a fait du sur place, mais ce n’est pas le cas. Il a plutôt reculé.»
Figure inconnue de l’électorat de La Prairie – contrairement à son adversaire libérale, la mairesse Lucie F. Roussel – Stéphane Le Bouyonnec ne croit pas qu’il part défavorisé dans cette course.
«Les gens veulent du changement. En 2007, l’ADQ avait remporté le comté. Je suis non seulement tombé en amour avec La Prairie, mais aussi avec une fille de Candiac. Ma conjointe demeure dans le comté ce qui fait en sorte que je passe plus de la moitié de mon temps ici. Je connais bien l’endroit», a souligné M. Le Bouyonnec, qui a sa résidence à Dorval.
Concernant les enjeux de la circonscription, Stéphane Le Bouyonnec cite, mais sans plus, l’usine Écoservices Tria de La Prairie spécialisée dans le recyclage de matériaux de chantier et dont les odeurs incommodent les résidants des quartiers avoisinants.