Fraîchement revenus d’une tournée de 15 mois qui les a menés dans pas moins de 37 pays différents sur le globe, les membres de Simple Plan s’offrent un été plus modéré, des espèces de « vacances » pour les musiciens, qui reprendront toutefois la route dès cet automne.
C’est que la formation de Montréal vient tout juste de terminer une tournée intensive, entamée en avril 2011, pour promouvoir son plus récent album, Get Your Heart On ! Le reste de l’été s’annonce plus tranquille, alors que Simple Plan se produira à quelques reprises dans les festivals.
« Ça fait du bien d’avoir un été un peu plus espacé comme ça, de profiter du beau temps. On n’est pas en vacances parce qu’on a tout un automne qui se prépare, mais on en est proche. C’est presque des vacances pour Simple Plan », lance le guitariste Sébastien Lefebvre.
Au sommet
L’effort fourni au cours de la dernière année et demie ne semble pas avoir été vain, le quintette pop rock étant actuellement au sommet. Les concerts affichent complet, le groupe est toujours aussi uni et ses nouvelles chansons, Summer Paradise, livrée en collaboration avec Sean Paul, sont un véritable succès.
« Ça regarde très bien pour qu’on soit à notre top, parce qu’on n’est pas en déclin. Il n’y a pas beaucoup de groupes qui sont dans notre situation. Après plus de 10 ans, on a encore les mêmes membres, on a quatre albums. Et après tout ça, on a Summer Paradise, qui devient le plus gros succès radio qu’on n’a jamais eu dans notre carrière », constate-t-il.
Succès planétaire
Simple Plan vit ainsi une sorte d’apogée, le band ayant trimbalé sa musique à l’international, faisant sensation à pratiquement chacun de ses passages. L’histoire devrait se répéter dès octobre, alors que le groupe se produira en Amérique du Sud et en Europe, faisant grimper à 50 le nombre de pays visités à ce jour.
« Quand on va dans les nouvelles places, c’est de voir combien de personnes vont venir, on est curieux. Et on ne sait jamais vraiment combien on a de fans », avance-t-il. « On est allé en Hongrie, pour la première fois, durant un festival où il y avait beaucoup de groupes. On ne savait pas s’il allait y avoir des gens à l’heure où on jouait. Finalement, c’était plein, c’était écœurant et c’est sûr qu’on va y retourner », illustre-t-il.
Australie
La formation s’est par ailleurs permis quelques dates en Australie, où la réception a été exceptionnelle, selon Sébastien Lefebvre. « On avait le temps de faire des nouvelles villes, où on n’était jamais allés avant. On est allé dans les banlieues, où on a fait des shows devant 2 000, 2 500 personnes. C’était super. Même s’ils n’étaient pas beaucoup, ça a donné de quoi de très fort », explique-t-il.
Simple Plan n’a toutefois pas comme mission de conquérir musicalement le monde, le groupe connaissant bien ses limites. Pas question, donc, d’aller en
Grèce, par exemple, qui s’amourache plus du techno que du pop-rock.
« Il y a des endroits où on n’a jamais vendu un album et où on n’en vendra pas non plus. Il y a des pays qu’on a visités pour la première fois et on ne sait pas si on va y retourner. D’autres où on a fait notre introduction, donc un petit spectacle, et on espère y revenir pour un plus gros », relativise le guitariste.