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AMENDES | Jeunes

Une joute coûteuse

Une amende de 68 $ pour une dizaine d’ados qui voulaient jouer au soccer

Une joute coûteuse
photo agence qmi, MARTIN ALARIE Kevin Almeda et Kimberly Buonanno ont chacun reçu une contravention de 68 $ pour avoir joué sur le terrain synthétique de soccer au parc De Lausanne alors qu’il était fermé en plein après-midi.

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Une dizaine de jeunes ont reçu une contravention de 68 $ chacun pour avoir joué au soccer sur un terrain fermé au beau milieu de l’après-midi, à Laval.

Les jeunes pratiquaient leurs tirs au but lorsqu’ils ont été abordés par les policiers, le 11 juillet dernier, un peu avant

15 h. Les 12 sportifs venaient d’escalader la clôture pour accéder au site, qui n’ouvre qu’à 16 h 30 en semaine.

Chaque joueur de soccer s’est vu remettre une amende de 68 $ pour s’être retrouvé dans l’enceinte d’une installation sportive fermée au public.

« Zèle »

Une intervention des policiers que plusieurs qualifient de « zèle ».

« Pourquoi on nous a donné une contravention et non un avertissement? On n’était pas en train de fumer de la drogue ou boire de l’alcool », lance Kevin Almeda, un des sportifs qui a reçu une amende.

Même son de cloche pour Lise Galipeau, la mère d’une des jeunes interceptés par la police. « C’est plate qu’on les pénalise parce qu’ils font du sport », dit-elle.

La mère concède tout de même que les jeunes n’auraient pas dû sauter par-dessus la clôture pour accéder au terrain.

« Mais tout de même, ils n’étaient pas là pour faire du vandalisme ou quelque chose de mal », ajoute-t-elle.

Mme Galipeau se dit choquée que le parc, « payé par nos taxes », soit inaccessible au beau milieu de l’après-midi. (Voir autre texte )

Infraction

À la police de Laval, on avoue que ce secteur fait l’objet d’une surveillance spéciale.

« Dans le passé, il nous arrivait d’aviser seulement les gens, mais en raison de nombreuses plaintes quant au bruit et au vandalisme, nous avons resserré les patrouilles en véhicule et à vélo », déclare Franco Di Genova, porte-parole.

Une opération tout à fait justifiée, croit la Ville de Laval.

« On veut que nos jeunes soient actifs, pas qu’ils jouent au Nintendo ou qu’ils pitonnent sur leur cellulaire. Mais c’est important de respecter les règlements de la Ville », indique Johanne Bournival, attachée de presse du maire Gilles Vaillancourt.

« Les jeunes ont commis une infraction, ajoute-t-elle. Les policiers n’ont fait qu’appliquer le règlement. »

Elle explique que la fermeture des terrains dans la journée est justifiée par l’importance de « prolonger la durée de vie » des installations.

« Loin de nous l’idée de pénaliser les jeunes en les empêchant de jouer au soccer, mais on veut pouvoir leur offrir des espaces de jeu de qualité », note-t-elle.

Elle précise que ces terrains « coûtent très cher » et que l’objectif principal est de « conserver le plus longtemps possible » les infrastructures.

Conscient que l’aménagement du terrain synthétique a été dispendieux, l’opposition de la Ville s’insurge qu’on prive les jeunes de faire du sport.

« On incite les jeunes à faire de l’activité physique et voilà qu’on les punit, c’est un non-sens », affirme David De Cotis, président du parti Mouvement lavallois.

– Avec la collaboration de Ghislain Plourde de l’Agence QMI

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