La vigilance d’une animatrice d’un camp de jour a permis au jeune William Meunier, 8 ans, de survivre à un étouffement, mardi, à Saint-Jean-sur-Richelieu.
Le jeune garçon était assis à une table, vers 12 h, à l’École Joséphine-Dandurand, de Saint-Jean-sur-Richelieu lorsqu’il s’est étouffé avec un bouchon.
« J’avais fait un trou dans le bouchon de ma bouteille d’eau pour que ça sorte en jet », a dit William, au lendemain de l’incident. Le garçon a alors appuyé sur la bouteille pour boire, mais le bouchon s’est retrouvé au fond de sa gorge, bloquant sa respiration.
Le jeune garçon s’est précipité vers Audrey-Ann Martin, qui a effectué la manœuvre d’Heimlich visant à dégager les voies respiratoires. Pendant ce temps, Roxane Richard-Ménard, la chef de site du camp de jour, a appelé une ambulance et les parents de William.
Une minute après l’étouffement, Mme Martin a réussi à extirper le bouchon du corps du garçon. Après leur passage à l’Hôpital du Haut-Richelieu pour faire les vérifications nécessaires, la famille du garçon a appris avec soulagement que William n’avait aucune séquelle résultant de l’accident.
Soulagés et surpris
Au lendemain de l’incident, le père du garçon, Guy Meunier, s’est dit très reconnaissant du travail de l’animatrice et de l’équipe du camp de jour.
« Rendu à l’hôpital, c’est là qu’on a réalisé qu’il a été très chanceux. Aujourd’hui, nous serions probablement en deuil sans le travail d’Audrey-Ann », a dit M. Meunier, qui dit être surpris des connaissances de l’animatrice de 18 ans.
Même les trois médecins rencontrés par la famille ont salué le travail exceptionnel du personnel du camp de jour, selon le père de 48 ans.
Bonne formation
Chaque été, les 120 animateurs et chefs de sites de la Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu reçoivent une formation en secourisme général et réanimation cardio-respiratoire. Mardi, c’était la première fois qu’Audrey-Ann Martin appliquait ses connaissances dans une situation d’urgence semblable.
« L’intervention s’est faite rapidement et je suis restée calme. Quand la pression est retombée, et que j’étais près de William, j’avais le goût de pleurer », a-t-elle dit, en ajoutant que plusieurs enfants du camp ont été ébranlés durant le drame.
« On a pris le temps de discuter avec eux et leurs parents », a dit Roxane Richard-Ménard.
Tout de suite après son passage à l’hôpital, William est revenu avec sa famille au camp de jour, pour donner des bouquets de fleurs au personnel. Les enfants du camp ont remis au jeune homme une grande lettre contenant des mots d’encouragements.
Au lendemain de l’incident, le jeune William dit avoir retenu la leçon. « Je ne mettrai plus de bouchon dans ma bouche », a-t-il conclu.