LONGUEUIL – Accusé du meurtre de sa petite amie, Paula Pavica, retrouvée morte dans sa résidence de Brossard, dimanche dernier, Simon Bonneville était apparemment un jeune homme doux et sans histoire.
Il louait une chambre dans une maison de l'arrondissement de Saint-Hubert, à Longueuil.
« Ça fait trois mois que Simon habite ici, a rapporté la propriétaire, Évelyne Denis. Je n'ai jamais, jamais eu de problèmes avec lui. C'est un homme doux, sans aucune agressivité. »
Dans sa chambre, après le passage des policiers, il ne reste que peu de choses : une bière, des mégots de cigarette, un tas de vêtements, et quelques effets personnels de la victime. Fait à noter : la police serait repartie avec un chèque annulé au nom de Paula Pavica.
La nuit du drame, « il est rentré à 5 h 30 du matin et ça m'a réveillée, se souvient Mme Denis. Il a paru bien normal. Il est monté en haut, comme d'habitude. »
Dans les heures qui ont suivi le drame, Simon Bonneville a envoyé un message texte à sa propriétaire. « Ce n'est pas le moment de te parler parce que je viens de perdre ma femme », a-t-il répondu à Mme Denis qui venait de lui demander quand est-ce qu’il comptait payer le loyer. Puis il a terminé son texto en lui demandant de lui téléphoner.
Son employeur, qui dirige une pizzeria située près de chez l'accusé, a reçu un message du même genre.
Quand la propriétaire de la maison où habite Simon Bonneville l'a appelé, il l'a avisée qu'il était avec la police et qu'ils tentaient de déterminer qui avait pu tuer de Paula.
Fumeur de marijuana et bon buveur, le suspect est décrit malgré tout par sa meilleure amie comme une personne douce et attentionnée.
« Il avait son petit joint dans le corps. Il ne levait jamais la main sur aucune fille, mais sa blonde, peut-être qu'elle n'aimait pas ça », a commenté la jeune femme interrogée par TVA Nouvelles. Elle a d'ailleurs reconnu qu’elle est encore sous le choc de la nouvelle, même si elle continue d'espérer qu'il y ait erreur sur la personne.
« Ça m'a choquée... J'étais vraiment triste parce que je connaissais Paula, c'était une fille formidable et je n'en revenais pas que ce soit Simon Bonneville qui était accusé de ça », a-t-elle confié.
Selon l’enquête en cours sur la mort de Paula Pavica, le mobile du crime reste nébuleux. Les policiers ont toutefois confirmé que des objets de valeur ont été volés dans la résidence de la victime après le drame.