Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, ainsi que Louise Harel, chef Vision Montréal ont emboîté le pas au parti de Richard Bergeron en présentant à leur tour leurs demandes aux partis qui veulent être élus à Québec.
Le parti de Louise Harel demande entre autres que soit resserrée la loi qui encadre l’attribution des contrats municipaux dans le but de contrer la corruption et la collusion. Mme Harel veut aussi qu’un Commissaire à l’éthique et à la déontologie avec des pouvoirs d’enquête et de sanction soit nommé et que soit créé un ministère de la Métropole.
Du côté économique, l’opposition officielle souhaite que Montréal se fasse rembourser la totalité de la TVQ qu’elle a payée; que le financement destiné aux infrastructures de voirie et d’eau soit augmenté afin d’en faire la réfection; et que la Loi sur l’accès à l’égalité en emploi soit élargie pour qu’un programme d’accès à l’emploi et à l’égalité soit mis en place dans les entreprises privées qui contractent avec la Ville et dans les organismes sans but lucratif subventionnés. Elle demande aussi que Québec s’attarde à la revitalisation des 19 parcs industriels montréalais et qu’il adapte mieux le programme de réhabilitation des sols contaminés ClimatSol à la réalité montréalaise.
Vision Montréal demande aussi au prochain gouvernement du Québec de donner à la Communauté métropolitaine de Montréal la possibilité d’imposer un péage sur le réseau autoroutier métropolitain et d’augmenter l’argent accordé aux transports collectifs.
Louise Harel réclame de plus que soit bonifiée la subvention destinée au 375e anniversaire de la fondation de la ville pour financer, entre autres, le recouvrement de l’autoroute Ville-Marie, mais surtout pour mettre sur pieds un programme d’accès aux berges.
Gérald Tremblay rappelle ses priorités
Loin d’être aussi précis dans ses requêtes que ses deux opposants, le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a demandé mercredi que soit bonifiée l’enveloppe budgétaire dédiée au développement économique du Grand Montréal, tout en rappelant les enjeux spécifiques à la métropole, soit l’itinérance, la pauvreté urbaine et la toxicomanie.
L’équipe Tremblay demande aussi que le gouvernement du Québec traite du dossier des infrastructures d’eau potable, d’égouts et de voirie en priorité en demandant un investissement de trois milliards pendant 10 ans.
En ce qui a trait au transport collectif, la Ville de Montréal demande au prochain gouvernement de fournir les ressources financières que requièrent le prolongement de la ligne bleue du métro, le train de l’est, le train de l’ouest ainsi que le service d’autobus rapide sur le boulevard Pie-IX.
Gérald Tremblay demande aussi que le gouvernement contribue à son plan de relance de l’économie de l’Est ainsi qu’à la mise en œuvre de la phase 2 du quartier des Spectacles.
Le maire de Laval aussi
À Laval, le maire Gilles Vaillancourt attend de l'aide dans le financement d'autobus électriques (qui seront testés à l'automne), pour un centre aquatique ou encore pour un centre de foire. «Je vais demander à chacun des partis de se prononcer sur l'accompagnement de notre projet d'amphithéâtre le plus rapidement possible», a-t-il dit.
« La deuxième chose, c'est de nous assurer que le travail fait sur le prolongement du métro ne prend pas de retard », a-t-il ajouté.
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