Les recteurs des universités québécoises affirment que leurs institutions souffrent de «sous-financement» et ils demandent aux partis politiques provinciaux de s’attaquer d’urgence à ce problème.
La Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ) a donc fait parvenir jeudi un document aux principaux partis pour faire connaitre sa position concernant la situation financière des établissements d’enseignement supérieur.
«Pour la seule année 2007-2008, nos universités avaient globalement 620 millions $ de moins que la moyenne des universités canadiennes pour embaucher des professeurs et du personnel de soutien, favoriser l'encadrement et le soutien pédagogiques des étudiants, assurer le maintien des collections en bibliothèque, des équipements technologiques et des instruments de laboratoire, entre autres besoins criants», a déclaré Luce Samoisette, présidente du Conseil de la CREPUQ et rectrice de l'Université de Sherbrooke, par communiqué.
La CREPUQ affirme que «les universités québécoises sont gérées rigoureusement». Contrairement aux associations étudiantes, c’est une «utopie» selon elle que de croire qu’une gestion plus serrée permettra de combler le manque de financement.
La CREPUQ ajoute qu’un financement accru des universités est essentiel pour la croissance du Québec.
«Le développement social et économique du Québec est tributaire de la vigueur des établissements universitaires, de la qualité de la formation que la jeunesse du Québec y reçoit, du dynamisme de la recherche qui s'y mène», a précisé monsieur Daniel Zizian, président-directeur général de la CREPUQ.