Une famille de Joliette ne peut plus habiter dans sa maison, construite en 2009, puisqu’elle est infestée de moisissures.
« On a vécu bien des affaires dans notre vie, mais là c’est le bout », confie Simon Vézina.
Voilà maintenant un peu plus d’un mois que cette famille a dû évacuer sa résidence de Joliette, en raison de la moisissure.
Pourtant, la maison a été construite en 2009, au coût de 450 000 $. Avec leurs cinq enfants âgés entre cinq et 15 ans, Dominique et Simon Vézina vivent actuellement dans le sous-sol d’une amie.
« Les enfants n’en peuvent plus, je n’ose pas imaginer quand ils vont commencer l’école », avoue le père.
Plusieurs symptômes
En raison de la prolifération de la moisissure dans leur sous-sol, cette famille est aux prises avec des problèmes de santé depuis environ un an et demi. Toux, difficultés respiratoires, fatigue, infections aux pieds : les symptômes sont multiples.
« Quand j’allais m’entraîner au sous-sol, je toussais pendant 30 minutes après », se rappelle Simon Vézina.
Le 21 juin dernier, la famille a rencontré le Dr Louis Jacques, qui leur a conseillé de quitter la maison « dans les plus brefs délais ». Selon le Dr, certains membres de la famille étaient « gravement affectés » par la contamination.
Puisque la résidence est sous la garantie des maisons neuves de l’Association provinciale des constructeurs d’habitations du Québec (APCHQ), les Vézina ont été hébergés à l’hôtel durant deux semaines par l’APCHQ. Et depuis, ils vivent dans le sous-sol d’une amie.
« Il a même fallu que je me batte pour qu’ils nous paient l’hôtel, ils ne voulaient rien savoir », précise la mère, Dominique Vézina.
Le contracteur nie
Depuis la construction, les propriétaires indiquent avoir mentionné à plusieurs reprises leurs inquiétudes au sujet de l’humidité, au contracteur Danny Thériault. Une information qu’il réfute.
« À partir du moment où on a su le problème, en juin, on a fait tout ce qui était en notre pouvoir », dit M. Thériault.
Impliquée dans des procédures judiciaires contre le contracteur, la famille ne sait même pas si la maison est récupérable. « C’était notre rêve, et maintenant on ne sait plus ce qui va arriver », confie Simon Vézina.