LONDRES | Mélanie Blouin a été incapable de rivaliser avec les grandes animatrices du saut à perche, hier, au Stade olympique de Londres.
L’athlète de Québec a raté ses trois essais à 4,40 m, un sommet personnel qu’elle avait pourtant atteint à deux reprises depuis le début de la saison.
« C’est certain que j’aurais souhaité un meilleur résultat, a expliqué Blouin. Mais je suis quand même satisfaite de ma première participation aux Jeux olympiques. »
Blouin a pourtant bien commencé la compétition en réussissant ses premiers sauts, à 4,10 m et 4,25 m dès sa première tentative.
« Je ne cherche pas d’excuses, mais les conditions climatiques n’étaient pas favorables. C’était dur à gérer. J’ai d’ailleurs vu des filles rater leur saut parce qu’elles n’ont pas pu placer la perche au bon endroit.
« J’aurais aimé que le soleil et le vent de dos, qui m’ont facilité la tâche lors de mes deux premiers sauts, soient là lorsque
la barre a été placée à 4,40 m. Mais, j’imagine que ça fait partie du processus d’apprentissage. »
À son troisième et dernier essai à 4,40 m, Blouin est passée tout droit.
« Le vent était bon quand j’ai commencé à courir, puis soudainement, il s’est levé et j’ai eu de la difficulté avec ma perche. Donc je n’ai pas pu sauter. Je visais 4,50 m, mais j’aurai été très satisfaite avec un 4,40 m. »
De toute façon, ce pointage n’aurait pas été suffisant pour Blouin, car les 12 qualifiées ont toutes franchi la barre à 4,55 m.
Objectif Rio
Blouin reconnaît qu’elle devait affronter l’élite de la spécialité.
« J’ai notamment réalisé, explique-t-elle, que dans ces compétitions de très haut niveau, il faut rester concentrée et ne pas penser aux autres. J’ai beaucoup appris. »
À 22 ans, l’athlète de Québec, qui a obtenu, non sans surprise, son laissez-passer aux essais olympiques tenus en juin à Calgary, a déjà des visées sur les Jeux de Rio, qui auront lieu dans quatre ans.
« Je suis convaincue que je vais progresser, prétend Blouin. Quand je regarde les meilleurs athlètes au saut à la perche, elles ont pour la plupart plus de 30 ans.
« Je n’ai pas atteint mon objectif, dit-elle, de réaliser un 4,40 m aux Jeux, mais l’expérience a été très enrichissante. »
Douze athlètes, dont la grande favorite, Elena Isinbaeva, se disputeront la finale demain au Stade olympique.
Après l’élimination de Blouin et celle d’Alex Genest la veille, au 3 000 m steeple, il ne reste qu’un seul représentant québécois en athlétisme, Julie Labonté, qui entreprendra sa compétition au lancer du poids demain.