La piscine publique de LaSalle dans laquelle s’est noyé un adolescent mardi soir serait fréquemment visitée par des jeunes durant la nuit, selon plusieurs témoignages. Une affirmation que rejette toutefois du revers de la main l’arrondissement.
« On entend souvent des gens se baigner le soir lorsqu’on passe proche d’ici », a affirmé Any Peters, une résidante du secteur, qui se promenait mercredi matin dans le parc Raymond, qui entoure la piscine.
Un employé municipal qui terminait de réparer la clôture que les policiers avaient dû couper pour se rendre aux abords de la piscine a lui aussi confirmé les dires de la jeune femme.
« Les jeunes font des trous dans les clôtures pour pouvoir rentrer. Ils en font des deux bords, comme ça, lorsque les policiers arrivent d’un côté, ils peuvent s’enfuir de l’autre », a-t-il expliqué.
L’employé faisait ainsi référence à toutes les piscines de l’arrondissement. Il avance même qu’il doit effectuer des réparations « tous les deux jours », en raison de ce type de pratique.
Une clôture de 2 m surmontée par des barbelés entoure la piscine du parc Raymond, mais cela ne semble pas arrêter les baigneurs.
« Ils enroulent une serviette autour des barbelés et passent par-dessus. Comme ça, ils ne se blessent pas », a ajouté l’employé municipal.
Ce dernier a d’ailleurs été en mesure de dire par où l’adolescent était passé la nuit précédente, puisque quelques bouts de tissu étaient toujours accrochés aux barbelés.
L’arrondissement doute de ces pratiques
La mairesse de l’arrondissement LaSalle, Manon Barbe, parle quant à elle d’un « cas isolé ». Elle a d’ailleurs rappelé qu’il s’agissait du premier évènement du genre dans cet arrondissement.
« Si vraiment nous intervenions pour faire des soudures tous les deux jours, vous verriez des traces, mais les seules traces de soudure que vous allez voir sur cette clôture sont celles qui ont été faites aujourd’hui (mercredi) », s’est-elle défendu.
La mairesse a insisté sur le fait que plusieurs mesures de sécurité étaient en place dans le parc Raymond. Des gardiens assurent une surveillance du parc jusqu’à 23 h 15 tous les soirs et un contremaître de l’arrondissement fait des vérifications tous les soirs.
Mme Barbe avoue qu’il y avait des problèmes de baignades nocturnes il y a quelques années sur son territoire, mais que plusieurs mesures ont été mises en place et que le problème est pratiquement résolu depuis.
« Nous n’avons eu que deux plaintes (cet été) et c’était pour deux autres piscines », a-t-elle indiqué.
Malgré tout, l’arrondissement compte élaborer de nouvelles stratégies afin d’éviter qu’un tel drame ne se reproduise.