Québec solidaire (QS) veut se débarrasser des préjugés que certains entretiendraient envers sa façon de faire de la politique. Françoise David, co-porte-parole du parti, juge que l’humour est une façon de rejoindre la population.
Lucide, elle sait tout de même qu’il reste encore énormément de travail dans ce domaine.
L’idée de publier sur le site web de l’organisation des capsules humoristiques pour présenter « le vrai visage de Québec solidaire » vient de ce constat. « Il arrive que certains médias nous dépeignent comme une gauche tellement radicale, tellement pelleteuse de nuages et comme des gens qui ne savent pas compter », a-t-elle déploré.
L’humour est donc venu à la rescousse. «On est capable de rire un peu de nous-mêmes. Je pense que ça, c’est très sain.»
De la politique autrement
Mme David croit que la façon de faire de la politique au Québec est au cœur du problème.
«Il faut un peu sortir de nos habitudes, a-t-elle poursuivi, avant de comparer le Plan Nord aux chantiers de la Baie James, qui joue sur le thème de la nostalgie des grands projets québécois du siècle dernier. Nous autres, on propose quelque chose de radicalement différent.»
Plutôt que de baser le programme de QS sur l’économie telle que nous la connaissons, Mme David prône une approche plus centrée sur la communauté et le respect de la nature. «On s’appuie beaucoup sur les mouvements sociaux, les mouvements écologistes et les scientifiques de renom qui eux aussi disent maintenant qu’il faut changer. Les gaz à effet de serre, c’est sérieux.»
Misant sur le travail d’Amir Khadir à l’Assemblée nationale, seul député solidaire élu aux dernières élections, Mme David croit qu’une dizaine de circonscriptions pourraient être conquises par une nouvelle vague orange, dans le contexte politique provincial actuel.