Une brique est tombée sur l’organisation de la Coupe Rogers, mercredi matin, quand la 2e tête de série, Maria Sharapova, a annoncé son retrait.
La joueuse d’origine russe, qui devait faire son entrée en scène jeudi, est incommodée par un virus à l’estomac.
«C’est malheureux que j’aie eu à me retirer, a confié la joueuse dans une conférence téléphonique. Je me suis présentée à Montréal en espérant me remettre, mais je me sentais toujours mal et je ne pensais pas être en état de jouer.»
C’est Galina Voskoboeva, du Kazhakstan, qui affrontera Christna McHale. Vorobeska s’était inclinée au dernier tour des qualifications.
Suivie dès son arrivée
Il faut dire que la finaliste du tournoi olympique s’est présentée à Montréal dans un piteux état.
«Ça fait depuis le début de la semaine que nous suivions Maria et j’étais très confiant qu’elle soit en mesure de jouer», a expliqué le directeur du tournoi Eugène Lapierre.
«Dès son arrivée, dimanche, son entraîneur nous avait avisé d’appeler le médecin parce qu’elle ne se sentait déjà pas bien.»
La volonté y était, mais l’état de Sharapova s’est détérioré.
«Elle est venue s’entraîner mardi et ce matin (mercredi), c’était encore pire et après consultation avec le médecin, elle a choisi de se retirer.»
«Je devais prendre la décision intelligente et permettre à mon corps de récupérer», a ajouté Sharapova.
Pas les Olympiques
Avec la présence rapprochée du tournoi olympique, qui s’est terminé dimanche, la possibilité de retraits tardifs était bien présente.
Le tournoi de Toronto a été plus durement touché avec les retraits de Roger Federer et Rafael Nadal, notamment.
«On a été largement épargés avec neuf des dix premières au monde, son retrait n’est pas dû aux Olympiques», a insisté Lapierre qui a rappelé que le retrait de Sharapova n’avait rien à voir avec les Jeux.
«Dans mon cas ce n’est qu’un coïncidence parce que sans mon problème j’aurais été prête à jouer», a précisé Sharapova en admettant que le calendrier était serré.
«Je pense que cette année, on n’avait pas tellement le choix. Les olympiques ne reviennent qu’une fois tous les quatre ans et c’est un tournoi important pour nous.
«Je ne pense pas qu’on aurait pu faire quoi que ce soit pour améliorer le calendrier.»
Une professionnelle
Lapierre a par ailleurs loué le professionnalisme de Sharapova qui s’est présentée à Montréal malgré son état de santé.
«Le fait qu’elle se soit déplacée démontre son professionnalisme, c’est le type de joueuse qui n’amorcera pas un tournoi si elle ne pense pas qu’elle pourra se rendre jusqu’au bout. Elle est professionnelle jusqu’au bout des ongles.»
Sharapova, qui a remporté le titre à Roland Garros, ne craint pas pour l’Omnium des États-Unis qui s’amorceront à la fin du mois.
«Je ne pense pas que ça me nuise dans ma préparation en vue de l’Omnium des États-Unis, je pense être de retour sur pieds rapidement.»