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Zombies pour petits et grands

Un film de zombies pour toute la famille ? C’est un peu ce que proposent les réalisateurs Chris Butler et Sam Fell avec leur film d’animation 3D ParaNorman.

Maxime Demers

Maxime Demers @

Journal de Montréal, Publié le: | Mise à jour:

C’est le film d’animation « ParaNorman » qui a clôt le Festival Fantasia de Montréal mardi soir en présence des coréalisateurs Chris Butler et Sam Fell.

Agence QMI

Chris Butler a eu cette idée folle il y a plus de 15 ans déjà, mais il a mis plusieurs années avant de réussir à la coucher sur papier. Ce n’est qu’il y a quelques années, en travaillant sur le film d’animation Coraline, que ce concept de « film de zombies pour enfants » s’est transformé en véritable scénario de long métrage.

« J’ai vu dans cette idée l’occasion de revisiter le cinéma avec lequel j’ai grandi, de John Hughes à John Carpenter. Ce qui inclut aussi les Goonies, Scooby-Doo, Ghostbusters et, bien sûr, les films d’horreur, un genre qui m’a passionné dès mon jeune âge. Je voulais explorer cet univers et je me suis dit que ce serait super de raconter une histoire de zombies du point de vue d’un enfant », expliquait Butler, rencontré plus tôt cette semaine à Montréal, où lui et Sam Fell ont fait un saut pour présenter ParaNorman au Festival Fantasia.

Tourné en animation 3D image par image (stop motion), ParaNorman raconte l’histoire du jeune Norman, un garçon lunatique qui a le don étrange de voir et de pouvoir parler aux morts.

Alors que sa petite ville s’apprête à être assiégée par des zombies réveillés par une dangereuse sorcière, Norman deviendra, grâce à son mystérieux don, la seule personne pouvant éviter la catastrophe.

« Je crois que les enfants aiment avoir peur au cinéma, observe Sam Fell.

« Je crois aussi qu’on a trop souvent tendance à sous-estimer. Je n’ai pas d’enfant, mais je crois qu’en général, les parents surprotègent trop leurs enfants.

« Je me souviens que c’était comme cela quand j’étais petit. J’aimais avoir un challenge au cinéma et je détestais les films qui étaient écrits pour des enfants ou on reconnaissait la signature d’adultes qui infantilisent les jeunes. Pour écrire ParaNorman, on s’est souvenus ce que c’était d’avoir 10 ou 11 ans et ce qu’on aimait voir au cinéma. »

Temps et patience

Les deux cinéastes disent avoir consacré beaucoup de temps à imaginer leurs personnages et à fabriquer les marionnettes utilisées pour le tournage du film.

« On a beaucoup travaillé particulièrement sur le personnage de Norman, parce qu’il porte le film et qu’il faut l’aimer dès le départ, même s’il peut paraître un peu weird. C’est plus difficile qu’on le croit de rendre un personnage d’enfant attachant. »

Dès le départ, Chris Butler tenait à ce que le film soit conçu en animation image par image plutôt qu’en animation par ordinateur, même si cette technique nécessite énormément de temps et de patience.

« La magie de donner vie à de vraies marionnettes m’a toujours fasciné, indique-t-il. L’animation numérique demeure plutôt synthétique alors qu’il se dégage une chaleur et une émotion spéciale de l’animation image par image. »


• ParaNorman prend l’affiche vendredi (le 17 août)

• La version française québécoise du film réunit les voix d’Émilien Néron, Éric Salvail, Mitsou, Jean-Carl Boucher et Catherine Brunet.

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