Le Canada n’est pas le seul pays à voir ses représentants prendre d'assaut les circuits professionnels de tennis.
En effet si les Aleksandra Wozniak et Milos Raonic sont les meilleurs représentants unifoliés, les joueurs et joueuses de tennis allemands s’imposent eux aussi de plus en plus, surtout chez les dames.
En effet, pas moins de cinq représentantes allemandes sont parmi le top 40 du circuit de la WTA. Angelique Kerber (7e), Sabine Lisicki (19e), Andrea Petkovic (20e), Julia Goerges (25e) et Mona Barthel (37e), toutes des joueuses âgées entre 22 et 24 ans, connaissent une bonne ascension depuis quelques années.
«Nous nous connaissons depuis presque 10 ans, a affirmé Goerges, qui en est à une première visite à Montréal. Toutefois, la presse (allemande) n’est pas vraiment patiente et n’a pas vraiment été tendre à notre endroit en disant que le tennis était mort en Allemagne. Nous leur avons dit de nous laisser un peu de temps et maintenant, les résultats commencent à se faire sentir.
«Depuis qu’Andrea (Petkovic) a atteint les quarts de finale en Australie en 2011, le tennis est redevenu très populaire. Nous en sommes très fières.» Voici une situation qui ne s’est pas présentée depuis le règne de l'une des reines du tennis féminin, Steffi Graf. Il faut dire que celle qui a gagné 22 titres du Grand Chelem en carrière a réécrit le livre des records du tennis allemand.
Cependant, avec un bon bassin de population et une culture plutôt forte pour le sport, il fallait s’attendre à voir les Allemand(e)s revenir en force.
La clé du succès
Si, au Canada, le Centre national d’entraînement, basé à Montréal, aide considérablement le développement des jeunes joueurs et joueuses de tennis du pays, la situation semble bien différente en Allemagne.
«Même si en Fed Cup et aux Olympiques, nous formons une équipe unie, nous nous sommes entraînées chacun de notre côté, par nos propres moyens. Bien sûr, la Fédération (allemande de tennis) nous a aidées lorsque nous étions plus jeunes, financièrement et avec des commandites, mais je pense que c’est le travail individuel de chacun qui nous maintient parmi les meilleures au monde.»
Bien que moins évidente, la situation est tranquillement en train de se dupliquer chez les hommes, sur le circuit de l’ATP. Toutefois, on ne parle pas ici de jeunes louveteaux qui prennent d’assaut le tennis masculin, puisque Philipp Kohlschreiber (18e), Florian Mayer (23e) et Tommy Haas (25e) comptent tous plusieurs années d’expérience.
Une progression constante
D’un côté plus personnel, Goerges connaît une saison 2012 à la hauteur des résultats qu’elle a connus en 2011. L’Allemande avait terminé au 21e rang du classement à la fin de la dernière campagne.
«Je pense que je connais la meilleure année de ma carrière, a-t-elle souligné. Je suis très satisfaite de ma constance, notamment en atteignant le troisième tour des sept derniers tournois majeurs. Je n’ai jamais d’objectifs en termes de positions au classement, mais je tiens à être constante et une solide joueuse du top 20 mondial.»