François Legault joue au «casino» avec l'argent des contribuables avec la panoplie d'engagements qu'il a pris depuis le début de la campagne électorale, se moque Jean Charest. Le premier ministre, lui, se défend de mener une campagne tranquille.
«Celui qui devait faire le ménage, qui devait passer le balai est en train d'écrire des chèques à tout le monde pendant la campagne électorale, pis il n'y a qu'une semaine de campagne de faite!», a lancé vendredi matin le premier ministre, de passage à Val D'Or.
«Les anciens adéquistes doivent être déçus d'apprendre que le gauchiste, M. Legault, a décidé qu'il allait dépenser l'argent avant même qu'on arrive à l'équilibre budgétaire», a-t-il renchéri.
Le chef libéral estime à 4,3 milliards de dollars le coût des promesses du chef de la Coalition Avenir Québec (CAQ), au jour 10 de la campagne. Jean Charest voit d'ailleurs dans les engagements de François Legault un nombre important de contradictions.
Si François Legault et Pauline Marois multiplient les promesses depuis le début des hostilités électorales, Jean Charest lui se contente d'un engagement quotidien, une mesure économique toujours très ciblée annoncée en matinée.
Vendredi, il n'a pas dérogé à son agenda habituel en annonçant qu'un gouvernement libéral créera un fonds de 50 millions de dollars sur cinq ans pour développer des programmes de formation à distance pour des emplois en lien avec le Plan Nord.
«On n'est pas au neutre, loin de là, au contraire», s'est-il défendu, lorsque mitraillé de questions par les journalistes sur le rythme très mesuré de sa campagne électorale. On est à une période de l'année où il faut adapter au contexte de l'année, c'est ce que nous faisons».