Un gouvernement du Parti québécois déposerait une nouvelle loi 101 plus contraignante dans les 100 premiers jours de son accession au pouvoir.
«Au Québec, la langue commune est le français», a dit Pauline Marois en point de presse à Montréal.
Elle a par ailleurs indiqué qu’elle comptait faire le ménage dans les exceptions qui permettent aux grandes entreprises, comme Bombardier, d’avoir l’anglais comme langue de travail si leur clientèle est à l’étranger.
S’adresser en anglais
La chef du PQ a noté qu’elle ne comptait pas empêcher les entreprises de s’adresser à ses clients en anglais ou dans une autre langue.
« Mais une fois qu’il a fermé le téléphone, je crois que dans son entreprise, au Québec, ça doit se passer en français », a-t-elle ajouté, précisant qu’un gouvernement péquiste n’agirait pas avec précipitation.
La plupart des mesures que contiendra cette nouvelle mouture de la loi 101 sont déjà connues.
Le PQ compte faire appliquer la loi aux entreprises de 11 à 49 employés qui n’y sont actuellement pas soumises. Cela devrait toucher quelque 54 000 entreprises, principalement dans le commerce de détail.
Cégeps anglophones
Les cégeps anglophones, les centres de formation professionnelle et les cours aux adultes seraient aussi soumis à la nouvelle loi. Ainsi, quelque 8 000 nouveaux inscrits par année dans les cégeps anglophones, et qui ne sont pas de langue maternelle anglaise, ne pourraient plus y accéder.
La chef du PQ a dit vouloir établir un groupe de travail pour mener à bien cette transition sur une période de quelques années sans pénaliser les étudiants.
Jean Charest l’a accusée de vouloir ainsi «enlever aux adultes québécois le droit d’étudier dans la langue de leur choix».
Le PQ veut aussi donner plus de pouvoirs à l’OQLF afin de contrer l’affichage en anglais et augmenter son budget de «quelques millions» de dollars pour embaucher plus de personnel.
Pauline Marois a aussi rappelé son intention d’abolir les écoles passerelles et, pour ce faire, elle n’hésitera pas à utiliser la clause dérogatoire.