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Le poids de la rentrée

Le poids de la rentrée
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J’ai fait un petit calcul ce matin. Je célèbre cette année la quatorzième rentrée scolaire de nos enfants. Et vous savez quoi ? Pour la première fois depuis toutes ces années, je dois avouer que je commence à être un peu écœurée.

J’ai toujours aimé l’odeur de la rentrée, celle des cahiers neufs surtout, et la vue de tout ce matériel (crayons, feuilles mobiles, règles, ciseaux, etc.) sagement aligné sur la grande table de la salle à manger, sans un accroc, sans un pli, sans barbouillage, a toujours réconforté mon âme de perfectionniste. Cette année pourtant, malgré toute ma bonne volonté, mes séances de magasinage et d’organisation scolaire m’ont laissé un goût amer.

J’ai eu beau recycler, classer, fouiller tous les coins et recoins de la maison pour récupérer tout le récupérable, la facture totale de la rentrée continue de mettre à l’épreuve notre budget familial. Est-ce que c’est une impression ou le coût de toutes ces babioles ne cesse d’augmenter ? Il faut dire que le petit dernier entre au secondaire. C’est toujours une année plus difficile financièrement, mais il a autre chose aussi : une sorte de trop-plein de petits détails agaçants qui reviennent année après année et finissent à la longue par gruger ma réserve de patience et d’optimisme.

Je suis fatiguée de chercher dans les allées avec des yeux qui ne voient plus rien les cahiers à anneaux flexibles d’un pouce rouge pour le français et d’un pouce et trois quarts verts pour les mathématiques, surtout quand notre armoire à provisions est encore pleine des cartables rigides de l’année précédente. Écœurée de racheter les mêmes objets perdus, année après année (j’ai acheté huit coffres à crayons à mon fils aîné depuis le début de son secondaire et beaucoup trop de chaussures de course perdues en cours d’année). Écœurée aussi de chercher dans les étagères trop bien garnies des magasins les pousse-mines avec mines de remplacement 0,5, la règle en métal plutôt qu’en plastique ou en bois, la colle en tube Pritt plutôt que la UHU Stic (l’une ou l’autre, ça fait pareil non ?). Pourquoi tous ces détails, toutes ces précisions, tous ces choix à faire ? Et cette manie de changer les façons de procéder tous les deux ou trois ans ?

PARTENARIAT

Dans plusieurs écoles secondaires et primaires, la nouvelle tendance est de dévelop­per un partenariat d’affaire avec une librairie en particulier. Impossible, dans certains cas, d’imprimer la liste des effets scolaires de notre enfant directement sur le site de l’école. Il faut désormais passer par la librairie désignée, commander en ligne (c’est souvent plus cher, mais tellement plus facile que de se déplacer) ou imprimer la liste (après avoir retrouvé le code d’accès que vous aviez reçu par la poste et égaré pendant l’été) et acheter soi-même à l’endroit de notre choix.

Plusieurs écoles secondaires privées ne prennent plus la peine de prêter des manuels scolaires à leurs élèves. Les parents doivent se les procurer eux-mêmes dans les librairies désignées, payer le gros prix ou tenter de trouver des manuels d’occasion sur des sites internet spécialisés. Si vous voulez éviter de longues séances de magasinage en ligne pour trouver des manuels moins chers, optez pour les écoles publiques ou choisissez une école privée qui offre un service de prêts de manuels.

L’AVENIR

Un jour viendra, je le sais, ou nous serons libérés du fardeau financier et organisationnel de la rentrée scolaire. Ce jour-là, je m’ennuierai sans doute des cahiers Canada et peut-être même des cartables flexibles d’un pouce et trois quarts, mais certainement pas de la facture qui nous tombe dessus chaque mois de septembre. D’ici là, les directions d’école, les professeurs et les comités de parents auront peut-être réussi à trouver des solutions pour simplifier et réduire le coût de la rentrée scolaire.

L’entrée des tablettes graphiques dans les écoles fera-t-elle partie des solutions envisagées ? J’imagine ne plus avoir à acheter de feuilles mobiles, de cahiers, de crayons, de cartables ni même de manuels scolaires. Presque tout le nécessaire pour apprendre serait regroupé à un seul endroit, à portée de main, sur une seule tablette. Un rêve... et combien d’arbres épargnés !


Pour acheter des manuels scolaires d’occasion :

www.lesacdecole.com

www.meslivres.info/livres/usage/accueil.php

À consulter : Étudier à Montréal sans se ruiner, Jean-François Vinet, Éditions Ulysse

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