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François Legault, les Asiatiques et l'effort: Si c'était vrai ?

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On ne peut pas reprocher à François Legault de se nettoyer la langue avec du Scope saveur de bois... Après le scandale des femmes et de l'argent, quand il avait eu l'audace de citer une étude de l'OCDE qui montrait que les femmes portent moins d'attention au salaire que les hommes, voici le l'Adosgate. Nos grands morveux ne travaillent pas aussi fort que les petits Asiatiques et les parents Québécois s'en tartinnent. La belle vie !

Et si, malgré tout, c'était vrai  ?

Mais bon yenne qu'on aime pas ça se faire frotter le nez dans la réalité. Le Chant des sirènes, comme la Danse des canards, n'a jamais quitté le palmarès des plus grands hits Québécois. Tantôt, au 98,5, Normand Lester exprimait son étonnement face à cette déclaration de monsieur Legault en pleine période électorale: "Les Québécois ne veulent pas entendre cela !"Pire, monsieur Lester, pire. On veut pas le sawouère.

Les enfants de familles asiatiques travaillent comme des malades à l'école. Pas besoin d'aller en Chine pour savoir ça. Quiconque a fréquenté une salle de classe où on trouve des enfants vietnamiens, coréens ou chinois, a remarqué qu'ils sont parmi ceux qui travaillent le plus fort et qui réussissent le mieux. Ils ne sont pas les seuls à obtenir des bonnes notes mais ils sont nombreux à être très performants. C'est pas une question d'ethnie, ils ne sont pas plus intelligents que nous, c'est une question de valeurs et d'effort. Leurs parents ne leur donnent pas le choix. Tu bosses, ou bedong...

Vous savez comment on appelle les mères asiatiques ? Les Tiger Moms. Les Mamans Tigresses québécoises devraient rugir un peu plus fort et miauler un peu moins souvent "Chériiiii, s'iiiiil te plaît, fais tes devoiiirrrrs" avant de se faire claquer dans le visage la porte de la chambre de l'ado qui n'a pas sorti les vidanges comme maman le lui avait demandé trois heures auparavant.

Des familles asiatiques, j'en ai rencontré, j'en ai interviewé: L'école est une valeur prioritaire, aussi importante que le respect des aînés.  Et puisque les enfants des immigrants de première génération sont plus dociles que le petit Québécois moyen, l'école devient aussi leur priorité. Et ils en sont fiers ! Ils se plient aux exigences de leurs parents sans rechigner. Tiger Mom ne fait pas que rugir: Elle arrache aussi des têtes !

Les instruits, des snobs ?

Le Québec est peut-être fou de ses enfants, mais il n'est pas assez fou de l'éducation de ses enfants. C'est encore mal vu dans certains milieux d'être instruit. De bien parler. On accuse les gens cultivés d'être snobs. Je pense à mon amie Denise Bombardier. Quand Joe Blo veut la dénigrer, il lui reproche son érudition, sa façon de parler, sa culture. Je connais des personnalités du showbiz qui cachent leur raffinement intellectuel parce que ça serait mal vu si leur public savait qu'ils sont bardés de diplômes.

Cet après-midi, un animateur de radio de Montréal a dit à Djemila Benhabib de ne pas utiliser des mots compliqués comme ostentatoire (signes religieux ostentatoires) parce que "le monde de Trois-Rivières, y vous comprendront pas." Est-ce que j'ose dire: Misère ?

Demandez à vos amis de nommer trois valeurs québécoises en 15 secondes. Même cinq. Vous verrez que l'éducation ne trône pas en haut de l'échelle.

Le taux de décrochage au Québec est aussi éloquent qu'inacceptable. Combien de fois devrons-nous le dire ? En Espagne, les experts blâment le décrochage au secondaire, soit près de 40 pour cent des élèves, comme étant une des raisons principales de la mauvaise posture économique dans laquelle se trouve le pays.  Et contrairement à ce que disais une porte-parole étudiante ce midi, ce n'est pas parce que le système d'éducation manque de ressources. C'est une question de mentalités.

François Legault nous apprenait aussi que le taux de décrochage dans certaines de nos écoles juives est d'un pour cent. Un pour cent, vous avez bien lu. Voilà une autre culture pour qui l'éducation est prioritaire.

La responsabilité des parents

La montagne à conquérir est aussi haute qu'abrupte. Notre société est axée sur la gratification immédiate. Bien des jeunes ne connaissent pas d'autre modus vivendi. Leurs parents non plus. Or, l'école, c'est long avant que ça ne produise des fruits. Et rien n'est jamais garanti. Tu peux étudier pendant 25 ans pour devenir neurochirurgien et te faire écraser par un autobus en sortant de la remise des diplômes.

Il va falloir que les parents se forcent un peu plus. Les jeunes ne le feront pas tout seuls. C'est notre responsabilité bien avant d'être celle de l'État.

Mes filles, qui ont toutes deux fréquenté l'université, m'ont dit un jour: "Maman, tu aurais dû être plus exigeante envers nous. Si on a un reproche à te faire, c'est celui-là."

Ouch. J'ai avalé de travers. Si j'avais su...

 

30 commentaire(s)

Jimmy Fitsbach dit :
14 août 2012 à 16 h 04 min

Rien sur les Japonais? Quand meme surprenant quand on sait que ce sont eux qui travaillent le plus fort...

PA Julien dit :
14 août 2012 à 16 h 06 min

Je reste en appartement et dans mon bloc il y a un aire commune avec un piscine et table à pic-nique. Durant tout l'été il y avait cette bande d'ados de 15 à 17 ans qui ont passé l'été à flâner, à fumer du pot ouvertement sans cacher, à boire de la bière, vous voyez le genre. Je leur ai demandé une fois s'il comptait travailler durant l'été, histoire de s'occuper un peu. Je me suis fais répondre: « Va chier man c'est con travailler, j'ai pas besoin de ça man...» en plus le soir même, je reçois la visite de la mère d'un des jeune qui ose me dire de me mêler de mes affaires....pathétique.....

C'est de ça dont François Legault parlait et il a raison!!

Lise Ravary dit :
14 août 2012 à 16 h 11 min

Je n'en ai pas parlé parce que je n'ai jamais interviewé une famille japonaise à ce sujet.

jadisetnaguere dit :
14 août 2012 à 16 h 21 min

Je suis d'accord avec votre commentaire. Je dirais que pour moi, j'aurais du prendre l'école plus au sérieux et travailler encore plus fort mais je n'étais pas dans un milieu pour qui, l'éduction était primordial, ni même important. Je suis partie de chez mes parents à 18 ans, études à temps plein et job à presque temps plein pour tout payer. Pas de prêt, pas de bourse, pas d'aide. J'ai demeuré dans un trou ( au sens propre et figuré) pendant plusieurs années dans Hochelaga Maisonneuve à manger la bouffe la moins chère possible et courrir les spéciaux.

J'ai rencontré des immigrants de l'europe de l'est et de l'afrique du nord qui font des maîtrises tout en travaillant à temps plein. Ce qu'ils disent: on a pas le choix si on veut avancer. J'ai rencontré un couple de colombien, lui médecin et elle dentiste. Aucun des 2 ne pouvait pratiquer au Québec. Elle a trouvé une job en informatique le jour et faisait des ménages la nuit dans des restos. Lui, dans la cinquantaine, a suivi un cours de techniques infirmières et travaillait toutes les nuits et les week end dans des résidences pour personnes agées. Leurs 2 fils étaient à temps plein à l'université. J'éais abousourdie de rencontrer une infirmière à sa retraite ( québécoise 100 % pure laine), qui est retournée travailler à temps plein pour payer des études dans un collège privé à sa fille et par la suite à l'université. Quelle chance d'avoir des parents qui valorisent les études et surtout...qui aident leurs enfants. Je connais un père qui a dit à ses 2 fils, après 18 ans, je ne paie plus rien.Les 2 sont partis en appartement. Je me demande si on a perdu ce qu'était la notion d'excellence, d'apprendre, de devenir meilleur et pour ça, le temps et l'effort sont nécessaires. On a peut-être pas les bonnes idoles...ni les bons parents. Je suis d'accord avec FLegault.

Pierre BERNIER dit :
14 août 2012 à 16 h 28 min

« Maman, tu aurais dû être plus exigeante envers nous. Si on a un reproche à te faire, c’est celui-là. » !

Pourquoi les "mamans" québécoises (de concert avec le père) ne sont pas plus exigeantes ?

Raphaël Desroches dit :
14 août 2012 à 16 h 34 min

Il ne faut pas demander aux jeunes de faire plus d'effort, il faut leur donner le goût de faire plus d'effort!

L'érudition est mal vue au Québec, maîtriser la langue aussi. Celui qui se force pour bien parler se fait traiter de snob (le Frère Untel en parlait déjà en 1960), mais quand Legault, qui fait en moyenne trois fautes de syntaxe par phrase, dit aux jeunes de se forcer, il est applaudi.

Les jeunes se forceront quand les résultats de leurs efforts seront attrayants, quand ils retireront autre chose de leurs études qu'un salaire.

paul depin dit :
14 août 2012 à 16 h 47 min

ou la la !! je commence à l'aimer la p'tite Ravary...... et si vous demandiez aux prof ce qu'ils en pense de nos culotte à mi jambe qui courent comme des ânes !!

Luc Papineau dit :
14 août 2012 à 21 h 13 min

Le prof vous répondrait qu'il ne faut pas généraliser comme l'a fait M. Legault. Il existe de très bons parents et de très bons élèves «québécois». Tout comme j'ai connu des élèves d'origine asiatique épouvantables. Jean Charest a fait une sortie presque similaire en novembre 2010, mais il n'a pas ciblé de communauté précise, ce qui avait évité de braquer encore plus les gens. Quelques semaines plus tôt, je signais d'ailleurs une lettre dans Le Devoir abordant les mêmes idées, de façon moins maladroite, j'espère.

À Montréal, de mémoire, les chiffres montrent la communauté asiatique a un taux de diplômation supérieur aux «Québécois», mais que ces derniers sont meilleurs que certaines autres communautés. Je ne sais pas ce qu'il en est pour le reste du Québec. Par contre, ce phénomène est moins fort chez les enfants de 2e et 3e génération, semble-t-il.

Concernant la valorisation de l'éducation, selon un sondage fait à l'époque par Jacques Ménard de la Banque de Montréal qui s'interrogeait sur le décrochage scolaire, c'est au Québec que l'éducation est la moins valorisée au Canada.

Comme je l'ai lu aujourd'hui, c'est le même François Legault qui veut donner plus de pouvoir à ces mêmes parents sur les conseils d'établissement des écoles. Il faudrait bien qu'il se branche un peu. Pas assez bons pour les élever, mais assez bons pour dire à l'école quoi faire.

http://www.ledevoir.com/societe/education/309634/libre-opinion-et-les-mauvais-parents-eux http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2010/11/20101109-165500.html http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/yves-boisvert/201011/14/01-4342653-pour-une-fois-que-charest-a-raison.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4340945_article_POS1

Natalie D dit :
14 août 2012 à 21 h 57 min

N'importe quoi. Comment se comparer aux asiatiques quand ils sont aux prises avec une récession énorme et une bulle immobilière. Non mais.

Chris Banar dit :
15 août 2012 à 1 h 05 min

Je pourrais peut-être donner mon point de vue à ce sujet, en tant que Montréalais établi ici depuis plus de quinze ans. Les propos de Mr Legault devraient plutôt être considérés comme un " Wake-up call" si je peux me permettre cette expression. La société québécoise a tellement de potentiel qu'elle n'exploite pas au maximum. Je m'explique:

Lorsque je me suis installé au Québec ( en provenance de l'afrique de l'est) , j'ai vite réalisé qu'il y avait énormément d'opportunités, sur tous les niveaux. Fallait juste s'y mettre. Je me suis inscrit à l'Université, obtenu mon diplôme après 4 ans d'études en informatique. Je travaillais en même temps (à temps partiel), et cela n'était pas toujours facile vu la contingence du programme. Une fois terminé mon bac, la recherche du travail dans mon domaine ne fût pas du tout facile. J'ai réussi à décrocher un autre emploi dans mon domaine, après neuf mois de recherche. En même temps, j'ai commencé à poursuivre mes études à la maitrise. Disons que le processus d''obtention de la maitrise était plus longue , d'autant plus que mon boulot requérait plusieurs heures de travail ( des fois jusqu'à 55 heures de travail par semaine)

En tant que fils d'immigrant, je n'avais vraiment d'assistance pour payer les frais d'etudes, à part l'argent que je gagnais en travaillant. Donc j'avais pas de choix. Je n'avais ni père, ni mère, ni tante, ni oncle à mes côtés pour me supporter moralement. C'était dur, mais Il ne faillait pas lâcher. Si je reviens à notre sujet, le nombre d'heures que j'ai mis sur les deux programmes combinés avec les heures de travail, m'ont permis de me rendre où je suis maintenant. À l’univ, j’ai eu la chance de côtoyer des québécois, des européens, des africains, et des asiatiques. Disons qu’à l’université, ça passe ou ça casse. Si tu ne travailles pas, tu échoues. Ce n’est pas un problème culturel ni ethnique, car lorsqu’on veut on peut. Les jeunes doivent prendre leur place,la société n'étant jugée que très partiellement responsable.

Dans mon quartier, sur la rive sud, je parle souvent aux parents lors des matches de soccer, et je trouve qu'ils sont un peu réticents par rapport à l'avenir de leurs enfants. Leur position n'est pas du tout claire. On dirait que le sujet est tabou. Si on veut dresser nos jeunes (et en faisant ainsi, on dresse la société), on doit commencer à les responsabiliser jeunes. Le travail rigoureux des parents est toujours payant. La participation active est aussi nécessaire. Pourquoi Pensez que vous qu’une société aussi civilisée que le Québec, ne détient que 28% de sa population avec des diplômes universitaires? (Référence : site de statistique canada, Cencus 2008)

Les propos de Legault ne sont pas controversés, du moins pour ceux qui saisissent le message. Reste . Tout est possible, mais faut travailler sans cesse afin d’obtenir des meilleurs résultats. La société évolue sans cesse.

Sasha dit :
15 août 2012 à 7 h 00 min

Tout à fait d'accord avec Monsieur Legault et avec vous, Lise. Mais voilà, c'est un gros tabou que de critiquer la jeunesse au Québec et ce l'est encore plus de critiquer les parents, ou enfin les valeurs. Ce qui m'a plu de F. Legault, c'est quand il a dit "je persiste et je signe"! J'aime un politicien qui met... et garde ses culottes.

Lise Ravary dit :
15 août 2012 à 8 h 19 min

Bien sûr, mais il y a quand même un taux de décrochage scandaleux. On ne peut pas seulement blâmer des jeunes de 15, 16 ou 17 ans. À cet âge là, on est pas seuls à faire nos choix de vie. La culture de l'effort n'est pas répandue partout, nous sommes des Latins qui préféront la bonne vie, la bonne chère, le bon vin aux joies du travail. Les Protestants, peuples du nord, sont réputés pour leur éthique du travail. Pas les Italiens. Je travaillais autrefois pour une société de la Couronne, Téléglobe Canada, responsable des communications internationales du pays. Nous recevions des délégations du monde entier. Ils adoraient venir à Montréal où se trouvait le siège social de l'entreprise, parce que les réunions étaient enjolivées de soupers, de sorties. Mais ils disaient que pour vraiment bosser, il fallait aller à Toronto, où nous avions aussi des bureaux. Où se trouve le juste milieu ?

Rachel Hamel dit :
15 août 2012 à 10 h 06 min

J'aime beaucoup vos chroniques Mme Ravary. Je vous trouve audacieuse et pas complaisante du tout...souvent avec une subtile touche d'humour qui me ravit:.En parlant des familles asiatiques "Tu bosses ou bedong..."

M. Legault a pris un grand risque (en pleine campagne électorale) en affirmant que nos ados ne travaillaient pas aussi fort que les jeune asiatiques.....surtout après cette troublante grève des étudiants où on a tant encensé les jeunes et leur porte paroles.

Bien sûr!! Il y a le contexte culturell, les parents québécois ne sont pas les seuls responsables mais ,,,,il faut admettre l'évidence, beaucoup de nos jeunes sont réfractaires à l'effort ...et j'ose même imaginer que certains étudiants au printemps dernier préféraient peut-être la fiesta des manifestations nocturnes au retour en classe.

Ouch! je transgresse un tabou là! On ne devrait pas dire ces choses là.!!!!!

Nicole M. dit :
15 août 2012 à 11 h 27 min

Je peux vous dire par expérience que quand les parents sont travaillants et ont du coeur au ventre, habituellement les enfants suivent l'exemple sans aucun problème mais je sais qu'il peut toujours y avoir des exceptions. Il a raison, Legault pour les Asiatiques et à 100%

Sylvain Latulippe dit :
15 août 2012 à 12 h 38 min

À vous entendre, les Québécois sont les pires citoyens du monde. Les plus paresseux et méprisables sur la planète. Aucun Québécois ne réussit quelque chose de bien et nos jeunes sont tous des abrutis. Les asiatiques sont tellement plus fort que nous, qu'ils n'ont pas décidé de règler les problèmes dans leur pays d'origine en travaillant fort, mais de venir ici pour entreprendre une nouvelle vie parmi un peuple d'inculte. Selon Legault, il faudrait qu'on travaille tous 60 à 70 heures par semaine, qu'on épargne mais tout en dépensant suffisament pour faire rouler l'économie, et viser toujours le plus haut possible s'en se satisfaire de ce que l'on a car ça mes amis, c'est d'être peut ambitieux. Donc, si vous êtes quelqu'un qui ne travaille que 40 heures semaine et que vous préférez passer du temps avec votre famille, c'est que vous manquez d'ambitieux et que vous ne voulez que la belle vie. Et quand je pense que Guy laliberté est un décrocheur qui jonglait avec des balles pendant l'été et qui ne faisait que s'amuser, je m'étonne qu'il ait réussi dans la vie. Peut-être, comme bien d'autres, a-t-il changer avec l'âge et qu'on lui a donner la chance de le faire sans le mépriser pour autant.

le nationaliste dit :
15 août 2012 à 12 h 52 min

Les jeunes quebecois ne manquent pas de vaillance. Si tel était le cas, on verrait tous ces jeunes quêter dans la rue. Ils ont peut-être des problèmes avec l'autorité ou avec l'amour de l'école. Je suis un ancien décrocheur qui a tout repris du secondaire 4 à l'université (et ce fut très difficile car il faut vivre et on ne vit plus chez nos parents). Je n'ai jamais quitté l'école par manque de vaillance. Désinterressement oui, problème avec l'autorité oui. Et les jeunes que j'ai cotoyé c'est la même chose. Si la CAQ exige du 9 à 5 je vous garanti que ca ne changera rien. Le bourrage de crâne ne sert à rien si le crâne n'est pas receptif. La vision de la CAQ c'est "another brick in the wall". Est-ce que tous les étudiants d'un classe en chine sont les premiers de leur classe ? Le taux de suicide chez ces jeunes asiatiques n'est-il pas élevé ? Est-ce qu'on veut produire à partir de nos enfants que des medecins et des genies ? Quelle impolitesse crasse envers la classe ouvrière et manuelle. Car beaucoup de décrocheurs travaillent manuellement. Durant mes années de décrochage j'ai lu des tas de livres. Je suis plus cultivé que la majorité des finissants universitaires. Le modèle de la CAQ est de produire des petit robots bons citoyen-consommateur-payeurs. Leur vision est basée uniquement sur l'économie de marché et est totalement déshumanisé.

Peter Frost dit :
15 août 2012 à 14 h 22 min

J'ai connu un professeur chinois qui avait travaillé autant en Amérique du Nord qu'en Chine. Il m'a confirmé que les étudiants chinois se consacraient davantage à leurs études et qu'ils faisaient beaucoup de "cramming" . Cela dit, comparés aux étudiants nord-américains, ils posaient très peu de questions en classe. Ils apprenaient la matière, oui, mais c'était un apprentissage avec peu de réflexion. Ce prof m'a dit qu'il préférait le climat intellectuel en Amérique du Nord.

Bref, il y a des aspects positifs et négatifs des deux côtés. Si on essaie trop d'imiter les "tiger moms", on risquera de perdre quelque chose de plus important, soit la pensée innovatrice et créatrice.

Yves dit :
15 août 2012 à 15 h 05 min

Que de constats vrais .....de la part de F.Legault et de vous Mme Ravary! ...malheureusement ! Pourquoi ne pas demander aux associations étudiantes ce qu'elles auraient à proposer comme plan d'action aux politiciens, directeurs scolaires locaux, professeurs et parents afin que les étudiants augmentent leur amour (lire effort) d'aller apprendre à leur école?

le nationaliste dit :
15 août 2012 à 15 h 28 min

à lire sur lcn section argent

Les jeunes paresseux? Non, ils travaillent trop!

VivianeP dit :
15 août 2012 à 16 h 31 min

Le modèle asiatique n'a pas grand chose de séduisant pour moi. Leur culture est beaucoup trop éloignée de la nôtre. Sont-ils plus heureux? plus équilibrés et plus épanouis que nous? j'en doute. Je n'ai jamais vraiment vu grand chose qui nous donne à les envier.

Et que voulons-nous pour notre société? plus de biens, de pouvoir d'achat, de loisirs coûteux? je ne suis pas plus d'accord. Si je pousse mes enfants à s'améliorer et à étudier, c'est pour qu'ils deviennent des PERSONNES plus intéressantes, plus conscientes, plus complètes, plus allumées. Et ça, pour moi, ça implique de savoir prendre le temps de vivre.

Connaissez-vous beaucoup d'animaux qui triment aussi dur que les humains au quotidien? Il me semble qu'on est un peu débiles...

catherine provencher dit :
15 août 2012 à 17 h 15 min

Les enfants font ce qu'ils voient et non ce qu'on leur dit. Il faut donner l'exemple sinon à quoi ça sert? Ma mère qui n'avait pas eu la chance de faire des études était préposée aux bénéficiaires et comme elle me disait: 'sans études, on se retrouve à laver le cul des ptits vieux'! Ceci dit sans vouloir dénigrer ce travail, mais en tant qu'ado, ça remet les idées en place.

le nationaliste dit :
15 août 2012 à 21 h 27 min

Les observateurs sont entrain de démonter la théorie des enfant-rois. Ils travaillent trop ces jeunes.

Ki Ka dit :
16 août 2012 à 4 h 26 min

Je suis asiatique et ce genre de propos de Legault me met mal à l'aise car certains Quebecois risquent maintenant de mépriser les asiatiques qui n'ont pas demandé cela.

Dans ma grande famille il y a de nombreux médecins / médecins spécialistes / pharmaciens et professionnels.

Je ne crois pas que la réussite ait un lien avec nos origines. C'est une question d'adaptation, notre éducation sur le plan familial, notre personnalité et aussi un part de chance.

Ce que Legault oublie ou ne mentionne pas est que nous les asiatiques avons travaillé dur dans le seul et unique but de réussir sur le plan financier et de status social. Notre tempérament discret (considéré timide par d'autres) nous aident à passer inaperçu certe. Je connais personne dans ma famille qui ait revendiqué quoi que ce soit. C'est une question d'adaptation et de respect envers les personnes qui nous acceptent. Comme beaucoup de minorité, j'ai du a faire face moi aussi au racisme. mais je me suis adapté.

Ce que Legault doit savoir est que le but de toute asiatique n'est pas différent des américains, c'est-à-dire, avoir une bonne profession gratifiant et surtout payant. C'est aussi la réalité dans les villes comme vancouver où beaucoup d'asiatiques possèdent de belles maisons et roules dans des voitures de luxe. Les asiatiques de vancouver ne sont pas différents des américains qui poursuivent souvent le même but. Une amélioration de leur situation en général.

Pour terminer, je constate que les jeunes Quebecois "pure"; cegepiens et universitaires sont généralement très travaillant et productifs autant que les asiatiques d'ici et je sais qu'ils visent aussi la sécurité d'emploi comme les asiatiques alors cessez de nous comparer car il n'y a rien à comparer.

Ti-Clin dit :
16 août 2012 à 15 h 01 min

Évidemment on pourrait parler de bien d'autres sujet négatif de l'Asie. Comme par exemple le fardeau de percer au Japon. Souvent qui mène à l'exclusion et à l'aliénation de leur enfant dans leur propre famille. En gros, tu suis les pas de papa et tu travailles pour cette compagnie, où on te renie. Où par exemple qu'au Japon fumer c'est presque chose essentielle quand tu es un gars.

Où les graves problèmes de la Chine par exemple (La pauvreté et la dévalorisation des femmes). Avez-vous vues cette vidéo de cette petite fille se faisant piétiner au milieu de la rue sans que personne ne l'aide ?

En Amérique du Nord nous voulons tous mener la grosse vie dégueulasse de super-vedette, avoir 10000 amis sur facebook et texté en mangeant notre poutine favorite. On veut briller. Nous vivons de l'hyper-individualisme et on se régale du ''glamour'' à rabais. Aux États-Unis c'est bien pire, mais passons à autre chose.

Différente culture. Je ne suis pas près à dire que le Japon où la Chine est mieux.

Nelson dit :
16 août 2012 à 18 h 00 min

Lise, vous écrivez

'' Mes filles, qui ont toutes deux fréquenté l’université, m’ont dit un jour: « Maman, tu aurais dû être plus exigeante envers nous. Si on a un reproche à te faire, c’est celui-là. »

Ouch. J’ai avalé de travers. Si j’avais su... ''

Lise, vous les avez dit sûrement à maintes reprises, comme tous les parents du monde, que l'instruction est la meilleure façon de aller loin dans la vie.......ce qu'elles, vos filles, ont fait avec vos conseils de mère, les appartienne complètement à elles...parce qu'il s'agit de leurs vies, pas de la votre.

Si vous ne les avez pas poussé davantage c'est parce probablement vous avez senti que c'est n'était pas bon à faire.

Tous les enfants du monde peuvent faire toutes les specializations qu'ils veulent...sans besoin de leurs parents.

Ceci-dit que les hommes d'affaires aiment des enclaves à esclaves, c'est n'est pas nouveau....pour cela ils déménagent nos industries, nos gains pains, nos boulots, dans ce type d'enclaves.......en nous laissant dettes, chômage et pauvreté. (Regardons en Europe et la dette USA).

asie dit :
17 août 2012 à 18 h 13 min

Bonjour, Je suis vietnamienne et j'habite en France (pas au Canada) 37ans, mère de deux enfants de 10 et 12ans. Permettez-moi de témoigner bien que je ne sois pas au Canada et pardonnez moi de faire des fautes d'orthographe car j'ai appris le français moi même. J'étais femme de ménage pendant 5 ans. J'ai repris mes études depuis 5ans quand mes enfants ont commencé aller à l'école. Pendant 5ans d'études avec les petits enfants, j'ai dormi seulement 3h par jour, en plus avec très très peu d'argent, mais j'étais tellement heureuse, même la femme la plus heureuse du monde. Malgré la faussée de langage, j'étais parfois majeure de promotion avec 19.04/20 en moyenne générale. Maintenant, je viens de sortir de mon école avec un diplôme d'ingénieur et actuel, je travaille pour une grande société pharmaceutique. Ma fille est majeure de la promotion avec 18.60 en moyenne générale. Mon fils est encore au primaire donc il n'y a pas de classement mais il est un excellent élève. Et maintenant, au travail, je fais la même chose que j'étais étudiante, je travaille dur mais je suis très heureuse de pouvoir travailler et acquérir des connaissances.

Je constate donc que les jeunes à cette génération ne font pas assez des efforts et s'amusent beaucoup. C'est tellement dommage. L'éducation est primordiale et on peut bien travailler en savourant la connaissance Ainsi, j'aimerais bien de conclure que quand les parents s'occupe bien de l'éducation et oblige les enfants à bien travailler, les enfants vont bien bosser et aimer les études. Ceci apporte beaucoup de choses. Je ne crois pas que j'étais malheureuse de bosser jour et nuit (au contraire), ou mes enfants m'en veulent car je leur oblige de travailler. Ils sont très contents de bien travailler et de leur résultats.

Oui, on doit transmettre les valeurs de dépasser sur soi aux enfants. Oui, on ne pense pas qu'à la belle vie de terminer à 16h.

Bon courage aux jeunes et aussi aux mères

Prof de Montréal dit :
18 août 2012 à 9 h 06 min

Bonjour,

j'enseigne à Montréal dans un milieu multiethnique depuis 15 ans et je ne peux pas dire qu'une ethnie plus qu'une autre travaille plus fort. Chaque enfant vit des choses différentes,il est souvent laissé à lui même (les parents ne pouvant pas l'aider dans ses apprentissages) et plusieurs découvrent d'une langue difficile qui est le français. Cependant, ce que je remarque par rapport aux parents de mes élèves, c'est que les asiatiques sont les plus fermés à apprendre le français. Souvent, ils sont établis au Québec depuis plus de 10 ans et ils ne parlent pas ni le français et à peine l'anglais. Nous devons faire venir des interprètes pour s'adresser à eux lors des rencontres de parents. La communication est donc très difficile, même s'ils s'intéressent à la progression de l'enfant. Nous espérons que leurs enfants ne deviennent pas des traducteurs pour eux, mais bien des professeurs. Oui, que leurs enfants puissent leur apprendre le français, car souvent ces adultes ont priorisé le travail afin de subvenir aux besoins familiaux, laissant de côté le volet intégration à une nouvelle culture . J'ai même des amies asiatiques qui sont arrivées ici il y a plus de 30 ans, dont les parents ne parlent que le vietnamien.

Pour ce qui est de l'école de 9 à 5 , monsieur Legault ne s'est surment pas mis dans la peau d'un enfant... il pense pratico-pratique parent... Je m'explique en prenant exemple sur mes collègues. Plusieurs résident en banlieu (rive-sud / rive-nord) , ils partent tôt pour traverser les ponts et ne pas rester pris dans la circulation (ils doivent être en classe à 8hrs, une vingtaine de jeunes les attendent) . Donc, ayant des enfants, dès que le service de garde ouvre à 7hrs, ils débarquent leurs enfants et vont patienter dans le traffic sur les ponts, pour ensuite arriver juste à l'heure.Pour le retour, si mes collègues finissent à 5hrs, ils n'auront pas le temps d'arriver pour 6hrs , heure de fermeture des service de garde. Alors, l'enfant qui est à 7hrs au service de garde... il s'est réveillé à quoi? 5h30? 6hrs?... imaginez la suite de sa journée... 7 à 9 au service de garde ... 9 à 5 à l'école service de garde jusqu'à 6hrs.... il n'a pas encore soupé (n'oubliez pas, c'est un enfant qui a déjeuné très tôt) ... Pensez-vous qu'il restera attentif jusqu'à 5hrs? Même nous ,adultes, avons parfois de la difficulté à se concentrer passé 4 hrs. Ici, j'ai pris exemple sur mon milieu de travail... mais combien de travailleurs prennent voiture-autobus-train pour venir travailler à Montréal??? Combien d'enfants sont dans cette situation? L'école n'est pas une garderie, ni une entreprise, c'est un lieu d'apprentissage et il faut penser à la condition des enfants ainsi qu' à leur développement.

dperrin dit :
18 août 2012 à 10 h 51 min

J'aimerais dire quelques mots à Raphael Desroches. Ce jeune homme est un idéaliste et j'ai bien peur que la réalité lui fasse mal un jour. Il dit 'il faut donner aux jeunes le goût de faire plus d'effort'. Oui, l'entourage doit motiver, encourager, informer mais ne peut tout faire. C'est trop facile Raphael, de mettre toute la responsabilité sur les autres mais en fin de compte, il faudra un jour, que tu trouves 'ta' motivation propre, le goût de te dépasser, d'aller plus loin. Le chemin est parfois long: des années d'études, d'efforts et personne ne pourra le faire que Ne laisse personne te raconter des histoires, te dire que ce sera facile. Mais tu obtiendras de ces études (universitaires ou autres), plus qu'un salaire; tu auras accès au savoir, un savoir qui te suivra et que tu pourras parfaire tout le long de ta vie. Tu acquierras une confiance en toi. Tu auras un meilleur travail, tu pourras voyager (tu en auras les moyens), avoir une meilleure vie. J'insiste: Il faut que tu trouves cette motivation à l'intérieur de toi, ne pas compter que sur les autres. Bonne chance! A

Martin Mimeault dit :
18 août 2012 à 21 h 01 min

Votre amie Denise Bombardier ? Ha là vous baissez dans mon estime madame Ravary... Quoi que je regarde dans mon cercle d'amis et, heu... C'est pas si pire quand même !

Et bon, probablement que bien des gens la décrivent comme vous le dîtes, mais je vais vous dire un secret : Elle a un bien pire défaut : C'est l'égocentrisme. Comment faîtes vous pour la supporter ? Comme bien des veudettes elle est différente dedans la "vraie vie" ?? Impossible pour elle de commencer une intervention par autrement que : "ho Moi" "Moa j'y étais..." "J'ai dit à mon "ami" Sarko, Miterrand, Depardieu, le pape ect..."

Et ca c'est pas dénigrer l'éducation, c'est... Autre chose bien sur. Au fait comment faites vous ? Ha oui moi pour ma part, j'en ai fluché quelques morceaux choisis depuis peu. Pu capable.

Vous par contre, je vous ajouterais avec plaisir !

Pierre dit :
19 août 2012 à 0 h 33 min

Je suis fatiguer de ces imbéciles qui nous comparent aux pires en pensant nous comparer au mieux

Vas t-il falloir comme etre humain etre la propriététe des compagnies comme au japon et baisser la tete devant le boss Sirois quand il passe en signe de respect .

ça ferait surement l'affaire de Legault et de son banquier Charles Sirois vice président a la banque Impérial de commerce .

Si les québécois paie trop d'impots c'est surement qu'il y en as qui ne paient pas leur impots

TVA Nouvelles Exclusif - Le cofondateur de la Coalition Avenir Québec (CAQ), Charles Sirois, est pointé du doigt par le groupe d'observateurs et d'intervenants d'Échec aux paradis fiscaux. Cette organisation considère qu'il y a incohérence entre le message de la CAQ, qui a souvent répété que les Québécois devaient se serrer la ceinture, et le fait que Charles Sirois, lui cautionne le recours aux filiales étrangères, une pratique légale, mais qui fait perdre des centaines de millions en revenus au Canada.

D'un côté, le chef de la CAQ, François Legault a affirmé qu'il souhaitait aller chercher l'argent que perdait le Québec dans les paradis fiscaux. «Ce n'est pas toujours facile d'y arriver avec les lois internationales, mais tout ce qu'on est capable d'aller chercher dans les paradis fiscaux, allons le chercher», avait-il affirmé.

De l'autre, Charles Sirois, co-fondateur du mouvement Coalition pour l'avenir du Québec siège depuis 2007 au conseil d'administration de la Banque CIBC depuis 1997 et en est devenu le président en 2009.

Une belle gang d'hypocrittes

Puis les vieux créditistes de la caq qui n'en finissent plus de raler et de mourrir avec leur vieux discours simpliste de démaguogue populiste crédditisss sur les jeunes québécois qui passent selon eux ,leur temps a fumer du pot dans les cegeps ..dégagez dont dans votre paradis artificiel Nippon qui est en récession économique depuis au moins une vingtainne d'années.

Tout un exemple ..vas y Legault

Au moins si ces démaguogues caquistes avaient choisis un pays qui n'est pas en stagnation et en récecession économique depuis deux décennies pour venir nous faire la lecon et rabaisser les jeunes du Québec.

Puis en plus ça pue le racisme a plein nez ou on divise les québécois entre les etnies .d'inlassablse et d',infatiguables étudiants ,francs ,honnêttes .droit dans leur bottes ,et les de souche qui a vous lire sont des colons et des sans coeur ,des parasites ,des moins que rien .

Je peux vous dire une chose sans me tromper ...un québécois de souche qui parlerait comme cela d'une ehtnie se ferait traiter de raciste mais sur les Québécois de souche on peut vider notre sac raciste sur lui sans verogne il semble

Me semblait que c'était des québécois avant d'etre des ethnies. Quand il s'agit de salir les jeunes québécois ...oups on devient sélectif et tout a coup on peut faire la différence et parler des ethnies et ce n'est plus raciste .