Marie-Mai décrit C.O.B.R.A. comme un premier single « audacieux ». « C’est différent de tout ce que j’ai fait jusqu’à présent », dit-elle.
Branle-bas de combat dans les radios hier matin pour l’entrée en ondes de la nouvelle chanson de Marie-Mai, C.O.B.R.A. Diffusée simultanément sur CKOI et NRJ à 8 h tapant, la pièce enchante les directions musicales des stations, qui font écho aux commentaires des auditeurs : c’est un hit.
Premier extrait de Miroir, un album à paraître le 17 septembre, C.O.B.R.A. s’inscrit dans la continuité des précédents tubes de Marie-Mai, qui oscillaient entre rock, pop et électro. Une heure seulement après sa diffusion, il grimpait au sommet du palmarès iTunes canadien – musique francophone – devant Hedley (Kiss You Inside Out avec Andrée-Anne Leclerc) et Céline Dion (Parler à mon père).
En entrevue au Journal de Montréal, la chanteuse décrit C.O.B.R.A. comme « un cri de ralliement, un hymne aux gens qui ne veulent pas se fondre dans la masse ». « C’est une chanson de party, dit-elle. J’avais le goût de prolonger l’été de quelques mois! »
Bonne réaction
À NRJ, où on moussait l’arrivée du titre depuis vendredi déjà, les réactions provoquées par C.O.B.R.A. sont « très bonnes ». « Marie-Mai est la reine des chanteuses pop-rock au Québec, clame Geneviève Moreau directrice musicale de la station. C’est exactement ce qu’on attendait d’elle : une chanson vibrante avec beaucoup d’attitude. De plus, sa voix est toujours aussi belle. »
Mme Moreau compare l’effervescence entourant la sortie de C.O.B.R.A. à celle qui accompagne les nouvelles offrandes de stars internationales comme Rihanna et Katy Perry. « Il y avait énormément d’attentes », confirme-t-elle.
Même son de cloche du côté de CKOI, où on trace un parallèle entre cette sortie et celles de grosses pointures comme Éric Lapointe, Les Colocs et Kevin Parent, à l’époque où ils trônaient sur l’industrie. « Marie-Mai, c’est un phénomène rare au Québec, note Johanne Cloutier, directrice générale – et programmation – de CKOI. Elle plaît autant aux plus jeunes qu’aux plus vieux. Ses albums, ses spectacles et ses vidéoclips sont toujours hyper attendus. Avec elle, c’est un gage de qualité et d’originalité. »
« Une valeur sûre »
Les radios considèrent Marie-Mai comme une valeur sûre. Et pour cause. La chanteuse de 28 ans enfile les tubes depuis la sortie d’Inoxydable en 2004. D’Emmène-moi à Comme avant, en passant par Tu t’en fous et Mentir, ses pièces ont presque toutes atteint le sommet des palmarès. Ses collaborations avec Simple Plan (Jet Lag) et David Usher (Je repars) ont aussi dominé les classements.
« Elle a toujours de bons singles, dit Geneviève Moreau. Elle fait une bonne équipe avec Fred St-Gelais. Ensemble, ils pondent des chansons faites sur mesure pour la radio. Des titres qui vieillissent bien… avec des textes et des enrobages musicaux intemporels. Ils sont sûrement de grands consommateurs de musique parce qu’ils savent précisément ce qui fonctionne. C’est impressionnant. »
« Ce que Marie-Mai dégage, c’est solide et sain, renchérit Johanne Cloutier. C’est un modèle pour nos jeunes filles et une référence pour les personnes plus vieilles. Elle a une quinzaine de hits qui tournent sur nos ondes. »
- Quant au vidéoclip de C.O.B.R.A., il a été tourné la semaine dernière. Réalisé par Jonathan Desbiens, il paraîtra en septembre. « J’avais des images précises en tête », explique Marie-Mai, qui aime s’impliquer dans toutes les facettes de sa carrière.
Promotion via Twitter
Comme la chanteuse Taylor Swift, qui a confirmé la sortie de son nouvel album durant une séance de clavardage avec ses fans lundi soir, Marie-Mai recourt beaucoup au Web pour promouvoir son quatrième opus. Hier matin, elle était omniprésente sur les réseaux sociaux pour marquer la parution de C.O.B.R.A.
La star a partagé son excitation avec ses 41 400 abonnés, tout en assurant la promotion de sa plus récente offrande (« C.O.B.R.A. sur iTunes maintenant », a-t-elle notamment écrit).
« Je n’ai presque pas dormi, reconnaît Marie-Mai en entrevue. J’ai passé la nuit sur Twitter à jaser avec mes fans. J’avais la tête qui tournait ! »
Après la diffusion du titre, l’artiste a passé plusieurs heures à répondre aux questions de ses nombreux admirateurs.
« Ça m’a rappelé combien j’aime mon métier, indique Marie-Mai. J’ai passé les derniers mois en studio à travailler au mixage du CD. Ça fait du bien de lancer du nouveau matériel et reprendre contact avec le monde extérieur ! »
Un outil de marketing ?
L’album Miroir profitera d’un grand tapage publicitaire durant les semaines à venir. Directeur des produits spéciaux chez Musicor, la maison de disques de Marie-Mai, Martin Leclerc parle d’une campagne de marketing à la fois « traditionnelle » (apparitions télé, entrevues dans les journaux) et « électronique ».
« Marie-Mai rejoint énormément de monde sur Facebook et Twitter, note-t-il. Au Québec, c’est une des artistes les plus à jour sur les réseaux sociaux. C’est un aspect qu’il ne faut pas négliger. »
De son côté, Marie-Mai insiste : elle ne perçoit pas Twitter comme un outil de marketing. « Je n’ai pas l’impression de placer mes pions, dit-elle. J’aime discuter avec mes fans, partager ma musique avec eux. Si je me servais des réseaux sociaux pour parler business, le public le sentirait. Ça n’interpellerait personne. »
« J’ai toujours été comme ça avec mes fans, poursuit-elle. Même avant l’arrivée des réseaux sociaux, je leur écrivais par l’entremise de mon site Web. »
« Une grosse sortie »
Musicor organisera des concours pour stimuler l’intérêt du public d’ici le 17 septembre. « C’est une grosse sortie pour nous, insiste Martin Leclerc. Chaque fois que Marie-Mai lance un CD, elle en vend plus que le précédent. C’est rare. D’habitude, c’est le contraire : quand un artiste obtient beaucoup de succès avec son premier album, les ventes du deuxième sont deux fois moins importantes. »
Une campagne d’une telle envergure ne s’orchestre pas en quelques heures, souligne Martin Leclerc. Les joueurs sont nombreux. Parmi eux, signalons les Productions J et Motion in Design.
« C’est un travail d’équipe énorme, précise-t-il. Ça fait plusieurs semaines qu’on a commencé à mettre les choses en place. Pour le premier extrait, on a créé un buzz pour que les radios embarquent immédiatement. »