Pressée de questions par les journalistes, Pauline Marois a été forcée de dévoiler vendredi que le Parti québécois compte faire des dépenses additionnelles « de l’ordre » de un milliard de dollars au terme d’un éventuel premier mandat.
La chef du PQ refuse de dévoiler son cadre financier avant le débat des chefs, alors que ses deux adversaires l’ont fait. Mais devant un barrage de questions, elle a présenté les grandes lignes de son plan en plein point de presse.
Ainsi, le PQ estime qu’avec les engagements pris en campagne électorale, les dépenses de l’État vont augmenter graduellement pendant un mandat, atteignant à terme quelque un milliard de dollars de plus par année. Ce sont surtout les dépenses annoncées pour les garderies et les soins à domicile qui font grimper la facture.
« Le cadre financier, qu’il vienne aujourd’hui, qu’il vienne demain matin, qu’il vienne dans 10 jours, il s’inspirera de cet engagement et tournera autour du milliard de dollars », a-t-elle affirmé.
Ces nouvelles dépenses seront financées en partie par la hausse des redevances des compagnies minières et la croissance économique, a-t-elle dit.
Mme Marois ne craint pas d’affronter ses adversaires sans cadre financier détaillé. « Ça ne m’inquiète pas, les engagements que nous avons pris sont chiffrés », a-t-elle dit.
Elle a par ailleurs accusé François Legault de faire preuve d’amateurisme et d’aligner les promesses « faites sur un coin de table ».
Engagements pour Québec
La chef du PQ a présenté hier une série d’engagements pour la ville de Québec, mais ceux-ci ne sont pas chiffrés. Elle a indiqué qu’elle respecterait le cadre financier existant avec les investissements déjà prévus pour le prolongement de la promenade Samuel-De Champlain et d’autres projets déjà annoncés.
Le PQ va étudier la possibilité de financer la construction d’un anneau de glace et se montre favorable au projet de tramway, sous réserve des études en cours.
Pauline Marois s’est prononcée par ailleurs contre le droit au lock-out, une demande chère au maire Régis Labeaume, qu’elle qualifie de « boîte de Pandore ».
« Je crois qu’il y a d’autres avenues à explorer », a-t-elle dit, parlant de la possibilité d’avoir un arbitre permanent.