/news/politics
Navigation
Plateau-Mont-Royal

Luc Ferrandez répond aux menaces de Rotrand

Coup d'oeil sur cet article

Le maire de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal, Luc Ferrandez, a assuré dimanche lors d’une fête de quartier qu’il assistera à la prochaine séance du conseil municipal. Il avait été menacé d’être évincé de son siège d’élu après un trop grand nombre d’absences.

«Je ne suis pas capable d’aller au conseil et de ne rien faire, a-t-il dit en guise de réponse à ses détracteurs. Je peux aller là, prendre une feuille et lire ce qu’on me dit de lire. Je pourrais le faire comme beaucoup de gens le font. Ce n’est pas mon genre. Si je vais là, je vais fighter, je vais me préparer, ça va me prendre dix jours à chaque fois.» Il a dit préférer consacrer ce temps pour les enjeux de son arrondissement.

M. Ferrandez affirme travailler sur les tâches qui lui reviennent au conseil municipal avec Richard Bergeron, chef de Projet Montréal.

«Je n’arrive pas à faire ce que lui fait de façon formidable depuis huit ans, a-t-il reconnu. Il fait face au cynisme, au double langage, aux mensonges, et il se prépare sans cesse. Moi je deviens agressif. Je préfère lui laisser ce rôle-là, qu’il fait mieux que moi.»

Le maire d’arrondissement conviendra avec son chef du temps qu’il allouera à ses présences au conseil, tout en se gardant une porte ouverte. «On gérera en fonction des urgences sur le Plateau. Des urgences, je vous signale qu’il y en a énormément», a-t-il tenu à rappeler.

Luc Ferrandez a remercié Marvin Rotrand, chef de la majorité à l’Hôtel de Ville, pour lui avoir rappelé la réglementation. «Je sais que c’est par affection pour moi qu’il a fait cette déclaration dans les journaux, pour s’assurer que je sois présent», a-t-il ironisé.

Faisant partie d’une organisation politique réformiste, comme il la qualifie, il croit que cette situation a permis de dénoncer le comportement de la majorité des élus à l’Hôtel de Ville.

«Ça a permis à Richard Bergeron de dire que la grande majorité des membres d’Union Montréal se comportent comme des otaries qui applaudissent quand on leur fait un signal. C’est lamentable comme exercice démocratique», a pesté M. Ferrandez.

 

 

 

 

Commentaires