Pauline Marois a dû corriger le tir une nouvelle fois hier, après avoir invité les souverainistes qui sont conservateurs à voter pour ses rivaux.
En matinée, la chef péquiste a décrit l’enjeu de l’élection comme un choix entre progressistes et conservateurs.
Interrogée deux fois plutôt qu’une à savoir ce qu’il advenait des conservateurs souverainistes, elle les a invités à voter pour la CAQ ou le Parti libéral.
« Qu’ils fassent leur choix, ils ont deux partis conservateurs devant eux », avait-elle lancé.
Une heure plus tard, le PQ a interrompu un bain de foule de Mme Marois afin de corriger le tir. Elle a soutenu ne pas avoir bien compris la question du journaliste. « Je m’excuse (...) Je croyais que vous me demandiez que devaient faire les fédéralistes conservateurs. »
« J’ai une chose à dire aux souverainistes conservateurs, le Parti québécois a toujours dirigé le Québec en étant très responsable dans ses politiques économiques », a-t-elle ajouté.
Politique de la peur
À une semaine du vote, les péquistes martèlent l’importance d’appuyer le PQ afin qu’il soit majoritaire.
Quelques jours après avoir mis en ligne une publicité avertissant les Québécois de « ne pas prendre de chance » et de s’unir « pour un gouvernement majoritaire du PQ », le candidat Jean-François Lisée a déploré l’appui de Jacques Parizeau au chef d’Option nationale, Jean-Martin Aussant.
« S’il y a un moment où l’unité des progressistes et des souverainistes est essentielle, c’est le 4 septembre », a affirmé l’ancien conseiller de M. Parizeau.
Mesures sociales visées
Mme Marois a martelé hier qu’il n’était pas souhaitable qu’un gouvernement minoritaire soit élu.
« C’est une crainte que doivent avoir les citoyens du Québec », a-t-elle dit, soulignant que cela l’empêcherait de mettre en œuvre ses politiques sociales.
Elle a courtisé le vote progressiste en se rendant pour la troisième fois dans la circonscription de Gouin, où le péquiste Nicolas Girard lutte contre Françoise David, de Québec solidaire.