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Au moins, on se parle

Au moins, on se parle
Photo d’archives Mathieu Darche semble un acteur important dans les pourparlers.

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En tous les cas, sur le plan des relations publiques, ça paraît bien.

L’intraitable Gary Bettman qui dépose une nouvelle offre et qui se montre un peu plus souple dans les revendications de la Ligue nationale.

C’est déjà ça.

Mais, il ne faut surtout pas sauter trop rapidement aux conclusions. Tout d’abord, en chiffres, on ne connaît pas tout à fait les retombées de cette nouvelle proposition et c’est la raison pour ­laquelle le groupe de Donald Fehr se penche sur la nouvelle offre depuis déjà plusieurs heures.

Dans un premier temps, ce n’est pas dans les habitudes de Bettman de ­soumettre une offre modifiée. Et, dans un deuxième temps, cette offre est-elle ­suffisamment intéressante pour que ­l’Association des joueurs de la Ligue ­nationale plie l’échine.

La réponse est non.

Suggestion intéressante

Ce qu’on laisse croire, c’est que ­Bettman et les propriétaires auraient fait des compromis sur le pourcentage des revenus devant être versés aux joueurs.

Lors de la première offre, on passait de 57 % à 46 %, selon les chiffres de la ligue, alors que l’AJLNH ­affirmait que selon les calculs des experts, le pourcentage passait de 57 % à 43 %.

  • A-t-il modifié l’offre au sujet de ­l’autonomie complète ?
  • A-t-il modifié l’offre relativement à l’abolition de l’arbitrage ?
  • A-t-on démontré plus souplesse sur les contrats aux nouveaux joueurs ?
  • A-t-on démontré plus de latitude sur la longueur des contrats des joueurs ? J’en serais très étonné.
  • A-t-on proposé une nouvelle forme pour le partage des revenus ?

Les rumeurs veulent qu’effectivement, les propriétaires, à partir de l’offre des joueurs, aient présenté une ­suggestion intéressante.

Hier, on disait que la ligue avait fait une offre significative. Cependant, je ne suis pas certain que, dans les coulisses de l’AJLNH, on chantait le même refrain. Surtout si la rumeur voulant que la LNH propose un partage de 52/48 en faveur des joueurs pour la première année, 50/50 pour la deuxième saison et 48/52 pour la troisième année est fondée.

Fehr muet

Pourquoi alors Gary Bettman ­mentionne-t-il que les deux groupes ­s’approchent de plus en plus d’une ­formule pouvant plaire aux joueurs et aux propriétaires ?

L’opinion du commissaire est loin de faire l’unanimité. Fehr s’est gardé de tout commentaire. Il y a cependant une évidence. En tous les cas, ça laisse croire que les propriétaires de la Ligue nationale ont réalisé que, dans l’offre ­déposée par les joueurs, il y avait des ­propositions ­intéressantes.

Par contre, n’oublions pas que, ­pendant tout ce temps, on entend le tic tac, tic tac, tic tac...

Il ne reste plus que 18 jours avant la date butoir du 15 septembre.

On ne s’emballe pas, comme je le ­répète souvent, mais quand Mathieu Darche affirme que les deux groupes se parlent, qu’il y a des progrès qui ont été réalisés, par conséquent, le plus important, c’est que le dialogue se poursuive aujourd’hui.

Compromis nécessaires

Darche semble un acteur important dans les pourparlers entre les deux groupes. Il rate rarement une rencontre et il semble avoir gagné la confiance de Donald Fehr. Pas étonnant, cet homme est intelligent, il sait faire la part des choses et il sait comment réagir selon les situations.

On a dit qu’il s’agit de la semaine de vérité pour le hockey. En réalité, il n’y a pas de semaine de vérité pourvu que les deux négociateurs en titre trouvent des moyens pour accentuer les ­discussions.

Et trouver des moyens, ça signifie qu’on est prêt à faire des compromis, on est prêt à aller de l’avant avec les suggestions émises autant par l’Association des joueurs que par les propriétaires de la Ligue nationale.

On se prépare

Ce qu’on racontait en fin d’après-midi hier, c’est que l’offre de la LNH aurait quelque peu surpris Donald Fehr et son frère Steve, les deux négociations de l’AJLNH.

En grande partie, l’offre de la Ligue nationale reposerait surtout sur les ­éléments apportés par Fehr et son groupe, il y a trois semaines.

Pourvu qu’on se parle, il y a de ­l’espoir...

Peut-on s’étonner que des joueurs comme Evgeni Malkin ont déjà du ­boulot que les attend si jamais un lock-out est imposé par les propriétaires ?

Pas du tout.

Rappelez-vous en 2004. Plus de 300 joueurs avaient trouvé du travail dans d’autres ligues professionnelles, ­particulièrement en Europe.

Ça risque d’être un peu plus compliqué cette année.

L’expérience de 2004 n’a pas été bien appréciée par les dirigeants des équipes. Même si on a pu compter sur les joueurs lock-outés pendant toute la saison. Cette année, la seule ligue qui voudrait profiter du lock-out, c’est la KHL parce qu’elle pourrait augmenter l’achalandage aux guichets.

Il est évident que Malkin constituerait une attraction. Même chose dans le cas de Alexander Ovechkin, de Martin

Saint-Louis et de Steven Stamkos.

Quelles sont les intentions de Sidney Crosby ?

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