Pour une quatorzième année, Angèle Dubeau vous convie à un week-end en musique au Mont-Tremblant. Plus de soixante spectacles extérieurs et gratuits sont présentés du 31 août au 3 septembre. De ce nombre, il y aura la sensation de l’année, Lisa Leblanc, des tambours japonais avec Arashi Daïko, des adaptations musicales avec The Lost Fingers, et bien sûr, Angèle Dubeau et La Pietà.
« Depuis quatorze ans, c’est la même recette. C’est un festival où on peut côtoyer des gens et des artistes, et aussi, où tous les styles musicaux peuvent se côtoyer », explique la directrice artistique Angèle Dubeau.
La violoniste internationale est bien fière de dire que La Fête de la musique est le premier festival qui permettait à tous les styles musicaux de se faire entendre dans le même week-end. « Maintenant, il y en a plus, mais encore là, je crois qu’au mien, il y en a encore plus de diversité », dit Angèle Dubeau.
TOUJOURS DU NOUVEAU
Pour la directrice artistique, il est extrêmement important de ne pas se répéter année après année. Pendant toute l’année, Angèle Dubeau prépare donc son festival pour trouver de nouveaux talents. Pour cette édition, elle est heureuse d’avoir mis la main sur Mad’moiZèle Giraf, un groupe très original et avec beaucoup d’énergie. Cette formation s’est rendue au final des Francouvertes en 2009.
Julie Lamontagne est aussi un des coups de cœur de la musicienne. Elle présentera des titres de son dernier album, Opus jazz. Seule au piano, elle revisite des musiques qui ont bercé son enfance telle que Bach, Chopin et Haendel.
Aboulaye Koné et Bolokan est de retour cette année pour offrir une grande danse. Aux couleurs de l’Afrique, ces musiciens ont l’intention de faire bouger tous les spectateurs. L’an dernier, Angèle Dubeau les avait reçus et, devant l’engouement des spectateurs, a promis de les inviter de nouveau pour cette édition.
SON FESTIVAL
Angèle Dubeau aime s’investir à 100 % dans ses projets. Ainsi, en quatorze ans, elle n’a jamais passé le flambeau. Encore aujourd’hui, c’est elle qui choisit les groupes qui seront invités à la Fête de la musique. « J’aime m’impliquer dans ce que je fais », dit la violoniste.
Ses critères sont de présenter des artistes d’ici et de qualité, et ce, peu importe le genre. Bien entendu, d’entendre continuellement de nouveaux artistes influence son propre travail de création : « C’est évident que d’entendre toutes ces musiques, c’est super motivant. Ce sont des éléments déclencheurs qui m’emmènent ailleurs. Je sors riche de toutes ces expériences », explique Angèle Dubeau.
Chaque édition est riche en rencontres. D’ailleurs, elle se souvient de la fois où « sur une des petites scènes, Mozart se chantait. Et dans l’herbe, il y avait une petite fille avec deux poupées Barbie. Elle faisait danser ses Barbies. C’était un moment magique pour moi, c’est ça la Fête de la musique », dit la directrice artistique.