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La confiance absente

La confiance absente
photo d’archives Gary Bettman a une façon bien à lui de définir les revenus de la LNH reliés au hockey qui doivent servir à payer les salaires des joueurs.

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Tout repose sur la définition que les deux clans font des « hockey related revenues (HRR) », bref, sur les revenus provenant du hockey. Parle-t-on des matchs ou encore des opérations quotidiennes du chacune des concessions ?

On ne le sait pas.

Le problème est que Gary Bettman a une façon bien particulière de définir les revenus provenant des matchs de hockey ou encore du sport du hockey en général.

Par contre, Donald Fehr a lui aussi sa façon d’analyser ce que Bettman lui propose.

Je vous donne un exemple : les propriétaires de la Ligue nationale disent aux joueurs que si la ville de Glendale contribue à la gestion des Coyotes de Phoenix en versant une somme de 25 millions de dollars à la Ligue nationale, cela ne doit pas entrer dans la catégorie « HRR », c’est-à-dire que ce montant ne provient pas des matchs.

Ah bon... À ce que je sache, cette somme sert à aider à la gestion des Coyotes de Phoenix, non ?

On pourrait reprocher à Donald Fehr de retarder le processus en prenant une autre journée pour étudier la contre-proposition des propriétaires, mais il ne veut commettre aucune erreur.

Les joueurs doutent que Bettman veuille une entente satisfaisante pour les deux parties

Le bilan de chaque équipe

Il exige de voir les bilans de chacune des équipes.

On devait lui fournir des informations sur le sujet mercredi soir.

Parce qu’il est clair qu’il n’achète pas du tout la théorie de Bettman que la Ligue nationale vient de démontrer hors de tout doute qu’elle désirait une entente satisfaisante pour les deux groupes.

Quand Bettman dit que le pourcentage des revenus reliés au monde du hockey, les revenus qu’on devrait consacrer aux salaires des joueurs sont passés de 43 % à 46 %, et que les propriétaires affirment qu’ils n’ont plus l’intention de fouiller dans les poches des joueurs, ils jouent sur les mots.

Il y a un effort de la part de la Ligue nationale pour accentuer les négociations. Tout le monde est d’accord. Mais pourquoi révéler que les propriétaires ne réduiront pas la valeur des contrats signés par les joueurs ?

Quand on dévoile que la clause où les joueurs doivent contribuer à assumer la responsabilité financière si les objectifs ne sont pas atteints atteindra possiblement 20 %, ça veut dire quoi au juste ?

Que les joueurs devront verser selon les calculs des comptables un pourcentage de 19.3 % de leur salaire, en ajoutant que le pourcentage des revenus reliés aux salaires passera de 57 % à 46 %. Donc, effectivement, on amenuise la valeur des contrats des athlètes.

Bettman dit que ce n’est pas vrai. Alors pourquoi insiste-t-il pour dire qu’au cours de cinq des sept dernières années, les joueurs ont contribué dans une proportion de 8 à 12 % afin d’établir l’équilibre financier de la ligue ? Par exemple, l’an dernier, un joueur qui avait un contrat de 1 million de dollars a reçu en fait 880 000 $...

Interprétation modifiée

Ce conflit est en grande partie basé sur l’interprétation de la clause « HRR ».

Est-il vrai que les propriétaires ont décidé de modifier la liste des revenus reliés au hockey, ce que ne plaît pas du tout à l’Association des joueurs, et c’est aussi pour cette raison qu’on veut donner la réplique à Bettman ?

Depuis le début des négociations, on a fait des comparaisons, du moins le commissaire du hockey, avec la Ligue nationale de football et l’Association nationale de basketball. Tout récemment, on publiait des comparaisons sur les principales clauses des conventions de travail des quatre ligues professionnelles.

Quand Bettman brandit les compromis faits par les joueurs de la LNF et de l’ANB, il ne fournit pas toutes les informations. Il ne compare pas les modèles d’affaire des quatre ligues. Il s’attarde uniquement au dossier de la décision des joueurs du football et du basketball d’accepter que la proportion des revenus reliés aux salaires se retrouve sous la barre des 50 %.

Comparaison irréaliste

Il ne mentionne pas que le football et le basketball ont des contrats faramineux avec les grandes chaînes de télévision. Le baseball majeur, par exemple, vient à peine de négocier une entente de huit ans, de près de 6 milliards de dollars avec uniquement le réseau ESPN.

On ne vit pas dans le même monde...

J’ai comme l’impression que Fehr, sans hausser le ton, cherchera à faire la démonstration à Bettman que les joueurs n’ont aucun intérêt à embarquer dans une proposition teintée de chiffres ne répondant justement pas à la réalité.

Sa contre-proposition risque d’être passablement intéressante et sûrement qu’elle attaquera la crédibilité de Bettman.

 

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