Au cours de la dernière décennie, le TIFF présente une impressionnante moyenne au bâton : L’artiste, No Country For Old Men, Slumdog Millionaire, The King’s Speech, The Hurt Looker, Crash et American Beauty ont tous amorcé dans la Ville Reine la marche triomphale vers la récompense suprême du septième art.
« Nous avons un palmarès phénoménal. Chaque année, on espère qu’un de nos films obtiendra ce genre de récompense parce que c’est évidemment très bon pour le festival », a déclaré le codirecteur du festival, Piers Handling, dans une entrevue téléphonique qu’il a accordée à l’Agence QMI il y a quelques jours.
« Cela dit, poursuit-il, tout dépend des stratégies des distributeurs. On ne sait jamais. C’est une loterie. Mais comme il y a tellement de bons films dans notre programmation, je crois que nous aurons plusieurs nominations, que ce soit meilleur film étranger, meilleur acteur ou actrice, » qui cite les longs-métrages de Michael Haneke, Paul-Thomas Anderson et Terrence Malick parmi les films à voir au festival.
Des stars à la dizaine
À cette programmation faisant place aux œuvres les plus attendues de l’automne s’ajoute une prestigieuse liste d’invités. Toronto est sans aucun doute le festival qui attire le plus grand nombre de vedettes. Penélope Cruz, Javier Bardem, Robert de Niro, Ryan Gosling, Johnny Depp et des dizaines et des dizaines d’autres fouleront les tapis rouges torontois à compter de jeudi.
« Ce n’est pas le plus gros groupe de vedettes que nous ayons eu », soumet pourtant Piers Handling, en se remémorant notamment la présence de Brad Pitt et de George Clooney l’an dernier, dans une édition qui a aussi accueilli Madonna et Bono.
« Nous avons vraiment été bénis au cours des cinq ou six dernières années. La présentation de plusieurs films en primeur mondiale est l’une des raisons qui nous permettent d’attirer toutes ces stars. Plus de 1 000 journalistes internationaux sont présents. Les distributeurs voient la valeur du TIFF et veulent amener leurs vedettes ici. »
Le Québec bien représenté
Comme chaque année, le TIFF fera une large place aux films québécois. Inch’Allah, de Anaïs Barbeau-Lavalette, Rebelle, de Kim Nguyen, Camion, de Rafaël Ouellet, de même que Laurence Anyways, de Xavier Dolan sont quelques-uns des longs-métrages qui représenteront la Belle Province à Toronto.
Grand amateur de cinéma québécois, Piers Handling croit que la présence de la presse internationale au TIFF explique pourquoi les distributeurs québécois choisissent Toronto plutôt que Montréal pour lancer la carrière de leurs nouveau-nés.
« Ils veulent obtenir une réaction internationale pour leurs films et Toronto leur en fournit la chance. Nous avons des journalistes, des acheteurs et des vendeurs du monde entier ici. »