Sept firmes concurrentes ont fait front commun mercredi soir à l’assemblée publique de la STM pour dénoncer la méthode d’appel d’offres de la société pour l’octroi d’un contrat afin de mettre sur pied la technologie i-BUS.
Le contrat a finalement été octroyé à l’entreprise allemande INIT au coût de 90,8 millions $. La soumission a été la seule de trois à avoir été étudiée. Toutes les autres firmes qui ont voulu soumissionner ont finalement abandonné sans pouvoir obtenir de réponses de la STM.
«Ils ont bloqué les fournisseurs québécois dès le début» déplore, Youval Abenhaim, de ISR Fleet Track.
Selon un autre représentant, il y avait cinq produits à développer par une seule entreprise. «En plus il faut qu’il soit capable de supporter le projet dans son entièreté, déplore Sylvain Privé. Alors ça veut dire qu’il y avait trois grands joueurs dans le monde qui pouvaient le faire.» Les consortiums ont été écartés, croient-ils tous.
La firme française INEO a été écartée tout comme la firme canadienne Trapeze. Celle-ci faisait équipe avec d’autres entreprises et soumissionnait à 87 millions $.
«Il n’y a pas de question de plus bas soumissionnaire dans ce cas-là, affirme Odile Paradis, directrice principale des affaires publiques de la STM. On a fait un appel d’offres international, on a reçu trois offres et deux ne répondaient pas à plusieurs critères d’admissibilité.» Le CA a fourni la même réponse aux sept représentants présents.