LONGUEUIL – Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Thomas Mulcair, a décidé de mettre sur la glace son projet de créer une aile québécoise de sa formation politique en raison de l’élection mardi dernier d’un gouvernement minoritaire.
Rencontré dimanche lors d’une activité partisane à Longueuil, M. Mulcair a avancé que l’option est écartée pour l’instant.
«Maintenant que nous avons devant nous un gouvernement minoritaire, cela exigerait d’être constamment sur un pied d’alerte et je crois que ce ne serait pas la meilleure utilisation de nos ressources, a expliqué le chef du NPD. Je dois me concentrer sur l’objectif de déloger Stephen Harper en 2015.»
Thomas Mulcair avait soulevé le mois dernier, au cœur de la campagne électorale au Québec, la possibilité de mettre sur pied un parti fédéraliste de gauche lors d’un débat à l’École d’été de l’Institut du Nouveau Monde (INM).
«Comme chef de l’opposition officielle à Ottawa, je me dois maintenant de travailler avec les gens qui ont gagné, a indiqué dimanche M. Mulcair. Mme Marois et moi, nous nous connaissons bien et nous allons certainement avoir à travailler ensemble. J’aurai possiblement une perspective différente de la sienne, mais je suis certain que nous allons nous retrouver à chaque fois qu’il s’agit des intérêts supérieurs de la population du Québec.»
Thomas Mulcair a également contredit certaines informations circulant à l’effet qu’il aurait été tenté de se lancer dans la course pour succéder à Jean Charest à la tête du Parti libéral du Québec.
Près de six mois après son élection à la direction du NPD, en mars, Thomas Mulcair estime avoir déjà fait un bon bout de chemin au Québec. Selon lui, il ne s’agit toutefois que du commencement pour que sa formation politique devienne le premier gouvernement néo-démocrate au Canada lors de la prochaine élection fédérale.
«C’est très encourageant […] nous sommes partis de 1500 membres au Québec il y a un peu plus d’un an et nous sommes maintenant rendus à plus de 15 000 membres», s’est félicité le chef du NPD.