Brandon Prust n’a pas encore endossé le chandail du Canadien pour une première fois et il risque fort de patienter encore plusieurs jours.
Malgré le nuage noir qui plane avec la menace d’un lock-out dans la LNH, Prust a déjà fait la connaissance de plusieurs de ses nouveaux coéquipiers du CH.
L’ancien des Rangers a participé à un entraînement avec les Brian Gionta, Erik Cole, Josh Gorges, Travis Moen, David Desharnais et Lars Eller, hier, à Brossard.
Pour l’un de ses premiers contacts avec les médias montréalais, Prust n’a pratiquement pas parlé de ses attentes pour sa première saison à Montréal, lui qui a signé un contrat de quatre ans d’une valeur de 10 M $ dès l’ouverture du marché des joueurs autonomes.
Le combatif ailier de 28 ans a répondu aux questions sur le sujet de l’heure dans la LNH, la possibilité d’un autre lock-out.
Question : Peux-tu nous parler de la récente démarche des joueurs du Canadien et de leur mise en demeure contre la LNH et les propriétaires du CH ?
Réponse : J’ai posé quelques questions à ce sujet, mais c’est encore très nouveau pour moi. Je ne maîtrise pas parfaitement cet enjeu.
Question : Gardes-tu espoir pour une entente d’ici au 15 septembre pour une nouvelle convention collective ?
Réponse : Oui, je suis encore optimiste. Nous poursuivons notre entraînement et nous espérons vraiment qu’il y aura un camp. C’est le temps de jouer au hockey.
Question : Est-ce difficile de maintenir un bon niveau de concentration à l’entraînement avec la menace d’un lock-out ?
Réponse : Oui, c’est difficile et je mentirais si je disais que je n’ai pas cette possibilité à l’esprit. En temps normal, tu te présentes pour un camp à 100 % sur l’aspect mental, mais c’est plus difficile cette année. C’est un sentiment différent, mais nous devons garder notre tête et notre corps prêt.
Question : Crois-tu que les propriétaires veulent d’une entente autant que les joueurs ?
Réponse : Je l’espère. Je sais que du côté des joueurs, nous voulons vraiment une entente. On n’a pas l’impression que les propriétaires veulent autant d’une entente. J’espère toutefois me tromper et qu’ils ont un désir aussi fort que nous afin de trouver un terrain d’entente.
Question : Quel est le sentiment parmi les joueurs à l’idée d’un possible lock-out ?
Réponse : Nous essayons de ne pas trop y penser, même si nous en parlons assez souvent. Pour ma part, je patinais pour l’une des premières fois aujourd’hui avec mes nouveaux coéquipiers.
Question : As-tu l’intention de te présenter à New York cette semaine ?
Réponse : Je ne sais pas encore si j’y serai. J’aimerais beaucoup participer aux rencontres, mais j’ai aussi besoin de temps pour m’installer à Montréal. Je sais toutefois que plusieurs gars du CH feront le voyage.
À sa sortie de la glace, le Danois Lars Eller a aussi offert ses impressions sur les négociations entre l’Association des joueurs et les dirigeants de la LNH.
Question : À seulement cinq jours de la date du 15 septembre, crois-tu encore à une entente ?
Réponse : Ça ne s’annonce pas bien, mais je veux rester positif. Nous désirons vraiment obtenir une entente, mais le temps joue maintenant contre nous.
Question : As-tu déjà songé à un plan B advenant un long conflit ?
Réponse : Pour l’instant, je pense toujours à mon plan A et c’est de jouer cette saison avec le Canadien. Je souhaite garder cette mentalité pour encore longtemps. Si jamais, il devait y avoir un long lock-out, je sais que je voudrais jouer au hockey et je devrais possiblement le faire ailleurs.
Question : Parmi les joueurs, parlez-vous souvent des négociations et des enjeux pour cette prochaine convention ?
Réponse : Oui, nous en parlons souvent. Il y a beaucoup de communication entre les joueurs et au sein de l’Association des joueurs. Un gars comme Mathieu Darche est aussi très bon pour nous parler des plus récents développements. Je peux dire que nous connaissons les dossiers. Je serai d’ailleurs à New York cette semaine.