SAINT-JÉRÔME – Bien que le fait de se retrouver dans la deuxième opposition à Québec n’est pas le scénario qu’il espérait, le nouveau député caquiste de Saint-Jérôme, Jacques Duchesneau, a dit être en mesure jouer un rôle significatif.
« C’est sûr qu’au pouvoir, ça aurait été plus facile de convaincre », a admis Jacques Duchesneau. « Mais ils ne m’ont pas coupé la langue! » a prévenu l’ancien chef de l’Unité anticollusion du ministère des Transports, reconnu pour son franc-parler.
S’il avoue qu’il devra sans doute « parler plus fort » et même se « mettre à genoux », M. Duchesneau, à qui le chef de la CAQ François Legault destinait le poste de vice-premier ministre, a assuré n’avoir aucun regret d’avoir vu lui échapper de hautes fonctions gouvernementales.
« La vraie raison de mon implication politique, c’est d’abord de représenter les gens de Saint-Jérôme », a assuré le député, qui n’était pourtant pas impliqué dans la communauté jérômienne avant les élections.
Rappelant que la CAQ lui avait d’abord offert des « comtés sûrs » dans la région de Québec, Jacques Duchesneau a soutenu avoir choisi de se présenter dans Saint-Jérôme parce qu’il demeure dans les Laurentides. « Saint-Jérôme, c’est mon hôpital, c’est mon RONA », a-t-il énuméré, signifiant ainsi son appartenance à la région.
Le nouveau député doit mettre en place son organisation dans la circonscription et réaliser la transition avec l’administration de l’ex-député péquiste Gilles Robert.
Les deux hommes se rencontreront jeudi à cet effet.
Il sera notamment question de conserver le même bureau, sur la rue st-Georges, d’autant plus que c’est ce local qu’avaient précédemment occupé les précédents députés du secteur, dans ce qui était l’ancienne circonscription de Prévost, Lucie Papineau et Martin Camirand,.
Aussi, une rencontre sera sans doute nécessaire à court terme le maire de Saint-Jérôme, Marc Gascon, bien que M. Duchesneau ait assuré ne pas vouloir s’immiscer dans les affaires municipales. « Dans l’intérêt des citoyens, le maire a besoin de moi et moi j’ai besoin de lui », a lancé le nouveau député.
Jacques Duchesneau entend consacrer les prochaines semaines à « étoffer » ses dossiers. À ce chapitre, l’amélioration des services de santé constitue sa grande préoccupation. « C’est aberrant que des gens de 75 ans n’aient pas de médecin de famille depuis des années », a-t-il déploré.
Sur la scène provinciale, François Legault a par ailleurs laissé entendre que M. Duchesneau héritera de responsabilités importantes au sein du caucus de la CAQ, notamment en matière d’éthique.
Le cabinet fantôme de la CAQ sera constitué une fois que la nouvelle première ministre, Pauline Marois, aura elle-même désigné ses ministres.