Une semaine après son élection à la tête d'un gouvernement minoritaire, Pauline Marois brasse ses cartes. Après l'assermentation de ses 54 députés lundi, la chef du Parti québécois annoncera la composition de son Conseil des ministres mardi ou mercredi prochain. Il sera plus petit que celui de Jean Charest et comptera entre 20 et 22 ministres.
Pauline Marois pourrait devoir annoncer la formation de son cabinet sans avoir la certitude que le Dr Réjean Hébert peut occuper la fonction de ministre de la Santé qui lui est destinée. L’élection dans Saint-François fait l’objet d’un dépouillement judiciaire.
La première ministre devra s'entourer d'une équipe économique forte. Nicolas Marceau, député de Rousseau, a présenté le cadre financier lors de la campagne électorale. Il pourrait se retrouver aux Finances. Élaine Zakaïb, nouvelle députée de Richelieu, pourrait hériter pour sa part du Développement économique; elle arrive du Fonds de solidarité de la FTQ.
«Souvent, c'est dans les fonctions que le talent se révèle», a déclaré Bernard Landry, en entrevue avec Mario Dumont sur les ondes de LCN.
Il estime du même souffle, tout comme Lucien Bouchard, qu'on doit enterrer l'idée de tenir un référendum d'initiative populaire sur la souveraineté, qui ne ferait que nuire à l'option.
«Je ne suis pas d'accord avec Lucien, mais là-dessus, oui. Quand j'étais chef du parti, j'étais contre ça. Il y a une arnaque invraisemblable. Tous ceux qui sont contre l'indépendance et qui pensent que le climat n'est pas propice, ils ont juste à provoquer un référendum!»
Déjà, en campagne électorale, Pauline Marois laissait entendre que ce type de référendum serait très encadré. Dans un contexte de gouvernement minoritaire, il serait surprenant que des souverainistes soient tentés de se lancer dans un tel exercice.