Le ministre de la Sécurité publique, Vic Toews, a qualifié d’«erroné» un reportage indiquant qu’Omar Khadr, qui a reconnu sa culpabilité à des accusations de terrorisme et de meurtre à l’endroit d’un militaire américain, serait de retour au Canada en novembre.
«Le processus régulier visant à transférer un contrevenant est d’environ neuf mois. Nous avons reçu sa requête en avril», a précisé le ministre Toews.
Les avocats de Khadr ont accusé Ottawa de se traîner les pieds dans le dossier, mais Vic Toews a tenté de rejeter une partie de la faute sur les Américains.
Bien que Khadr a déposé sa demande de transfert au Canada l’année dernière, ce n’est que le 23 mai que les États-Unis ont approuvé sa demande. Khadr est incarcéré sur la base américaine de Guantanamo, à Cuba.
Le ministre de la Sécurité publique a demandé des documents portant sur l’évaluation de la santé mentale de Khadr ce printemps, analyse qui a été menée avant son procès, mais ce n’est que le 5 septembre qu'il les a reçus. Ottawa dit qu’il a besoin de ces documents pour connaître les risques concernant la sécurité du public.
En vertu de la loi, Khadr pourrait se voir refuser sa demande de rapatriement, en dépit de sa citoyenneté canadienne, si le fédéral juge qu’il constitue une menace à la sécurité du pays.
Les avocats de Khadr soutiennent qu’Ottawa abuse de son pouvoir. Les nombreuses requêtes de l'Agence QMI pour une entrevue avec les avocats ont été refusées.