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Agression sexuelle

Un collecteur de fonds du PLQ est dans l'eau chaude

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Photo d'archives / Agence QMI
Les agressions sexuelles remonteraient à 1996 alors que la jeune fille de 15 ans gardait les enfants de son présumé agresseur.
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Photo d'archives / Agence QMI
Les agressions sexuelles remonteraient à 1996 alors que la jeune fille de 15 ans gardait les enfants de son présumé agresseur.

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Un collecteur de fonds du Parti libéral du Québec (PLQ), qui aurait agressé une adolescente, mais contre qui aucune accusation n'a été portée, pourrait devoir à nouveau affronter la police.

Les agressions sexuelles remonteraient à 1996 alors que la jeune fille de 15 ans gardait les enfants de son présumé agresseur. Apeurée, l'adolescente avait attendu 2004 pour porter plainte contre l'homme de Québec.

Selon ce qu'elle a déclaré à Claude Poirier début août, les enquêteurs de l'époque lui auraient dit qu'elle s'attaquait à un « trop gros requin », qu'elle s'y casserait les dents.

En 2010, le dossier de la jeune femme aurait été réactivé. Le collecteur de fonds libéral, qui est avocat de profession, aurait été soumis au test du polygraphe auquel il aurait échoué. Or, les procédures contre lui n'ont pas été poussées plus loin.

Enquête relancée

Vendredi matin, le père de la victime a informé Claude Poirier lors de l’émission Le Négociateur que l'enquête serait relancée. «J'ai parlé avec le policier responsable de ce secteur d'enquête qui m'affirme par écrit qu'il va reprendre lui-même plusieurs aspects de l'enquête initiale. Il convient que plusieurs étapes de l'enquête ont été oubliées sinon négligées», a-t-il déclaré.

Le père de famille ajoute que les patrons de l'enquêteur ont communiqué avec le Directeur des poursuites criminelles et pénales ainsi qu'avec une procureure de la Couronne de Québec «pour une demande de révision de dossier».

La femme du collecteur de fonds aurait quitté son mari lorsqu’elle a appris qu'il aurait abusé d'une mineure. Elle aurait même soutenu l'adolescente.

La victime présumée, aujourd'hui mère de famille, aurait mal vécu toutes ces années durant lesquelles son agresseur n'aurait pas été traduit en justice.

«Elle vit ça avec épuisement. Ma fille ne veut pas salir la réputation de qui que ce soit. Nous voulons seulement que justice soit rendue», a indiqué le père.

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