BROSSARD -
Josh Gorges a toujours servi de parfait interlocuteur pour analyser une victoire ou une défaite du Canadien. Le vétéran défenseur a également un bon œil pour décrire le jeu des négociations entre Gary Bettman et Donald Fehr.
« Les propriétaires visent la longue balle et ils essayent de couler l'autre groupe », a imagé Gorges.
Fehr, qui a longuement dirigé l’Association des joueurs du baseball majeur, doit souvent recourir aux analogies du passe-temps favori des Américains. Gorges a retenu l’une des phrases du grand patron de l’Association des joueurs de la LNH et il l’a utilisé pour parler du lock-out.
« Quand tu négocies, ce n’est jamais bon d’agir de la sorte. Il n’y a aucune raison de voir à la fin des négociations, un des deux clans qui sortiraient comme grand vainqueur et l’autre comme perdant. Dans le meilleur des mondes, nous trouverons une entente juste pour les deux parties. »
Aux dires de Gorges, Bettman désirait jouer la carte du lock-out.
« Oui, il avait en tête depuis longtemps de décréter un lock-out. Dès le jour un des négociations, il a brandi la menace du lock-out pour le 15 septembre. Les propositions des propriétaires ne font aucun sens. C’était donc un scénario inévitable. »
Des doutes
Le défenseur natif de Kelowna en Colombie-Britannique a esquissé un sourire fort révélateur quand on lui a demandé s’il croyait la version de Bettman comme quoi les 30 propriétaires de la LNH ont voté en faveur du lock-out.
« Je ne sais pas, je ne suis pas aux réunions des propriétaires de la LNH, mais je trouve ça difficile à croire. Je crois honnêtement qu’il y a plusieurs équipes dans cette ligue qui ne peuvent vivre un autre conflit et il y a possiblement des équipes qui aimaient la proposition des joueurs. »
Au jour deux du lock-out dans la LNH, Gorges n’a pas trop dérogé de sa routine des derniers jours. Accompagné par huit de ses coéquipiers du CH et de trois anciens, Mathieu Darche, Steve Bégin et Benoit Pouliot, Gorges a participé à un entraînement informel.
Aucune prédiction
Au cœur des négociations avec Fehr et l’Association des joueurs, Darche attendra impatiemment un appel pour retourner à New York ou Toronto afin de participer à la prochaine rencontre.
L’ancien ailier du Canadien n’a toutefois aucune idée quand il recevra l’appel.
« Avant de partir de New York, j’ai parlé à Don Fehr et il m’a répondu que c’est impossible de prédire la journée pour le retour à la table des négociations, a expliqué Darche après un entraînement de 60 minutes à Brossard. Ce sera peut-être dans deux jours, dans deux semaines ou dans deux mois. »
Gallagher avec les vétérans
Brendan Gallagher, l’un des plus beaux espoirs de l’équipe, était sur la glace avec les Brian Gionta, Carey Price, Gorges, Travis Moen, Colby Armstrong, Francis Bouillon, Yannick Weber, Ryan White et Louis Leblanc.
Gallagher, un choix de 5e tour en 2010, participera au camp des Bulldogs de Hamilton qui s’ouvrira le 29 septembre, à Sherbrooke.