Isabelle Ouimet, la sœur aînée de Dominique Ouimet, se croise les doigts et garde toujours espoir de retrouver son frère sain et sauf grâce aux recherches effectuées sur les lieux de l’avalanche.
« Je ne le réalise pas... Ça ne se peut pas que ça se termine là pour mon frère de 48 ans », confie Isabelle Ouimet, qui se fait porte-parole de la famille.
Les Ouimet ont appris le drame aux nouvelles tôt dimanche matin, au moment où les premières disparitions ont été rapportées. Le père a été bouleversé en apprenant la nouvelle.
Mme Ouimet suivait quotidiennement l’expédition de son seul frère. Elle avait d’ailleurs reçu de ses nouvelles mercredi dernier alors qu’il soignait une pharyngite. Il lui aurait d’ailleurs confirmé qu’il désirait toujours atteindre le sommet lorsque les conditions météorologiques le permettraient.
Incompréhension
Le groupe d’alpinistes devait attendre deux jours au camp de base avant de reprendre l’expédition dans de conditions plus favorables.
« Comment se fait-il qu’ils se soient fait prendre par cette avalanche ? » se questionne la soeur du disparu.
Dominique Ouimet s’est aventurée plusieurs fois sur des sommets allant jusqu’à 6 000 mètres. Aux dires de sa sœur, l’alpiniste ne craignait pas les facteurs climatiques lorsqu’il partait en ascension.
« Lorsqu’il revenait, il nous disait parfois que l’acclimation avait été difficile ou qu’il avait eu des nausées, mais rien sur le climat », explique-t-elle.
La famille garde espoir sans avoir de certitude, mais croit encore qu’un miracle peut survenir.
« J’espère qu’il se trouve dans une position où il arrive à respirer présentement », lance-t-elle avec émotions.
Collègues sous le choc
Malgré les nombreuses ascensions qu’il a réalisées, les frère et sœur Ouimet n’ont jamais parlé de la mort. Isabelle Ouimet indique qu’elle n’y avait elle-même jamais pensé avant.
Les Ouimet se tiennent donc aux aguets et s’assurent que les recherches menées vont bon train.
La nouvelle a eu l’effet d’une bombe à l’Hôpital régional de Saint-Jérôme où le Dr Dominique Ouimet travaille. Ses collègues étaient bouleversés dimanche après-midi lorsque le Journal s’est rendu sur place. Personne n’a voulu émettre de commentaire.