/news
Navigation
Pollution

Des chercheurs veulent mesurer le niveau de pollution autour des cyclistes

Opération à vélo
Photo Le Journal de Montréal, Anabel COSSETTE-CIVITELLA

Coup d'oeil sur cet article

Des chercheurs de l’Université McGill veulent analyser la quantité de pollution à laquelle s’exposent les cyclistes qui circulent dans les rues de Montréal, afin de développer de meilleurs critères d’urbanisme.

Chapeautée par Marianne Hatzopoulou, professeure au Département de génie civil de l’université, l’équipe pédale sur les différentes artères de la métropole avec un vélo spécialement équipé de capteurs. Ceux-ci collectent les données sur la qualité de l’air tout au long du parcours effectué.

Une caméra vidéo et un navigateur GPS permettent de plus d’enregistrer les voies utilisées et de constater la circulation automobile avoisinante.

« Le but est de réconcilier l’agenda des ingénieurs et des urbanistes qui voudraient promouvoir l’espace urbain dense et le partage de la route, avec les études qui démontrent que la qualité de l’air n’est pas toujours bonne », explique Mme Hatzopoulou.

Améliorer le parcours

Les cyclistes ont été ciblés puisqu’ils circulent très près des véhicules et qu’ils font plus d’effort physique que les piétons. Leur respiration est donc plus profonde. « On veut savoir ce qui influence le plus. Est-ce la proximité des voitures, la hauteur des structures en bordure des routes? Et si on sépare les cyclistes des routes par des arbres, quel sera le résultat? »

Les données recueillies jusqu’à maintenant par l’équipe démontreraient que les pistes cyclables situées au centre-ville, donc les plus fréquentées, seraient aussi les plus polluées. « Nous voulons créer des applications mobiles pour les cyclistes et les piétons, afin d’obtenir le trajet qui leur permettra une exposition minimum à la pollution », poursuit Mme Hatzopoulou.

Selon elle, un simple changement d’un kilomètre dans un itinéraire pourrait améliorer la qualité de l’air qui est respiré.

Une subvention de 450 000 $

Mme Hatzopoulou et son équipe ont reçu mardi une subvention fédérale de 450 000 $ étalée sur trois ans afin de poursuivre leurs recherches. L’injection de ces fonds permettra notamment l’ajout d’un volet physiologique, où les fonctions vitales des cyclistes seront enregistrées durant leur trajet.

Présent à Montréal pour l’annonce, le ministre d’État des Sciences et de la Technologie Gary Goodyear a aussi présenté les 36 autres lauréats de ce programme fédéral de recherche sur la santé. Ils se sépareront une enveloppe budgétaire de 19 millions $.

 

 

Commentaires
Loading