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Balades en vélo

Isabelle Gaston choquée

Isabelle Gaston
Photo Agence QMI / Archives
Isabelle Gaston, mère des deux enfants assassinés par Guy Turcotte en 2009.
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Isabelle Gaston, mère des deux enfants assassinés par Guy Turcotte en 2009.

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Isabelle Gaston a déploré mardi que son ex-conjoint, Guy Turcotte, qui avait été reconnu non responsable criminellement du meurtre de leurs deux enfants, peut se promener à bicyclette seul et en toute liberté.

«Même si on s'attend à une nouvelle comme ça un jour ou l'autre, j'ai eu comme une décharge d'adrénaline, a-t-elle dit en entrevue avec Denis Lévesque à LCN. Je me suis sentie mal, les jambes un peu molles et le pouls qui s'accélère.»

Turcotte quitte en effet pratiquement tous les matins l'Institut Philippe-Pinel pour s'offrir des balades en vélo, et ce, sans accompagnement, selon des employés de l’institution psychiatrique. Ces randonnées ne contreviennent toutefois pas à ses conditions de détention.

La mère des deux jeunes victimes espérait que Turcotte reste le plus longtemps possible à l'Institut Pinel.

«Ce serait bien, pour Olivier et Anne-Sophie, à qui il a enlevé la vie, qu'il explore le pourquoi il s'est rendu jusque-là, a dit Mme Gaston. Pourquoi une simple séparation, quand 50 % des gens vont se séparer, a déclenché chez lui le fait qu'il a tué ses enfants d'une manière aussi atroce?»

Toutefois, comme Guy Turcotte ne semble pas suivre de thérapie, Mme Gaston considère qu'il s'agit d'une perte de temps et d'argent de le laisser à l'institution psychiatrique, considérant qu'il ne souhaite pas vraiment guérir.

Mauvais diagnostic?

Pour Isabelle Gaston, qui est aussi médecin, Guy Turcotte serait atteint d'un trouble d'adaptation. Selon elle, une telle maladie n'aurait jamais pu entraîner un verdict de non-responsabilité criminelle puisque, en aucun cas, les personnes atteintes de cette maladie ne perdent le contact avec la réalité.

«Moi, à la base, je ne pense pas qu'il a une maladie. Il a un trouble d'adaptation. [...] Ce n'est pas une maladie qui ne nous permet pas de juger de la nature et de la qualité des actes et de savoir qu'ils étaient mauvais», a-t-elle affirmé.

Une place trop importante pour les psychiatres

Pour Mme Gaston, la médecine a joué un trop grand rôle dans le procès de son ex-mari. Elle considère que l'on devrait « dissocier la médecine du droit ».

«Le juge doit prendre la décision de dire s'il a une maladie mentale selon l'article 16, mais il ne faut pas se le cacher, ce sont les psychiatres qui vont défiler devant lui qui vont le convaincre de prendre cette décision», a-t-elle déploré.

Mme Gaston a également dit que les avocats ne devraient pas pouvoir choisir le spécialiste qui viendra plaider sa cause, car « l'expert qui vient à la cour a le mandat d'éclairer le tiers décideur, il a le mandat d'être neutre ».

 

 

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