CANDIAC -
À pareille date l’an dernier, Andrei Markov bataillait avec son genou droit qui refusait de guérir. Le Russe a retrouvé toute sa force dans son genou, mais il a maintenant un nouvel ennemi, le lock-out.
Markov a brisé le silence pour une rare fois, mercredi, après un entraînement avec une vingtaine de joueurs de la LNH et de la Ligue américaine à Candiac.
Au sujet de son célèbre genou droit, le Russe de 33 ans a opté pour un brin d’humour pour décrire son état de santé.
« Mon genou va bien, il est toujours là ! » a-t-il répondu à la poignée de journalistes.
De retour sur un ton plus sérieux, le numéro 79 du Canadien a précisé un peu plus sa pensée.
« Je me sens bien et je suis prêt à jouer, mais c’est difficile à dire sans de véritables matchs. Je me suis entraîné fort tout l’été. Comme j’ai déjà dit, je suis prêt à jouer.»
Markov n’a pas voulu s’éterniser trop longtemps pour parler de ses sentiments par rapport d’un autre lock-out dans la LNH.
« Je me concentre sur mon entraînement, je n’ai pas l’intention de me lancer en politique. Je souhaite qu’ils signent une nouvelle convention collective rapidement. C’est compliqué, mais nous avons le désir de nous battre. »
À la recherche de matchs
Markov a broyé du noir au cours des deux dernières saisons. Il a passé beaucoup plus de temps à l’infirmerie que sur la glace avec deux opérations majeurs à son genou droit et une arthroscopie.
À ses deux dernières saisons, il a endossé l’uniforme du CH pour seulement 20 matchs, 13 en 2011-2012 et 7 en 2010-2011.
Markov n’a maintenant qu’un seul souhait, celui d’une entente rapide entre Gary Bettman et Donald Fehr pour la signature d’une nouvelle convention collective.
« C’est difficile pour tout le monde, pas juste pour moi, a d’abord mentionné Markov. C’est vrai que je n’ai pratiquement pas joué depuis deux ans. Je m’ennuie du hockey et j’aimerais vraiment jouer. Je trouve ça désolant la situation actuelle, mais ce n’est pas ma décision. Je peux juste espérer qu’il y aura un camp bientôt. »
La KHL, une option difficile
Advenant un long conflit, Markov n’hésiterait pas à retourner dans son pays natal. Il est toutefois conscient qu’il rencontrera plusieurs obstacles sur son chemin avant de s’envoler pour la Russie.
« La KHL représente une option, mais c’est compliqué, a-t-il admis. Si je peux recevoir une opportunité intéressante, il n’y a pas de doute que j’y irais. »
À 33 ans, Markov considère qu’il ne pourrait manquer une longue période d’action.
« Je ne rajeunis pas, j’ai besoin de jouer», a-t-il rappelé.
Freiné par les assurances
Avec un genou droit très fragile et un contrat encore valide pour deux saisons et 11,5 millions avec le Canadien, Markov représentera un cas problème pour un assureur.
« Oui, c’est compliqué pour les assurances, mais il n’y a pas seulement ça, a-t-il répondu. Il ne s’agirait pas d’une question d’argent. »
Lors du lock-out de 2004-2005, Markov avait porté les couleurs du Dynamo de Moscou avec qui il avait remporté le championnat.
• En 13 matchs l'an dernier avec le CH, il a récolté 3 aides.
• Markov participera au premier match de la Tournée des joueurs. Il jouera pour l'équipe de Montréal, jeudi, à Châteauguay.