Le Grand Montréal affiche les taux de pauvreté les plus élevés au Canada, selon le sixième rapport annuel Signes vitaux du Grand Montréal.
L'économie, l'éducation, la sécurité, l'environnement, la santé et les inégalités socio-économiques sont toutes des variables qui ont été prises en compte pour la production de ce rapport.
«Contrairement à ce que certains nous disent, Montréal va bien, mais pourrait faire tellement mieux. Notre rapport le prouve», a soutenu la présidente et directrice générale de la Fondation du Grand Montréal, Marina Boulos.
Par exemple, le taux de pauvreté se situe à 14% à Montréal, tandis qu'il n'est que de 9 % au pays. Aussi, malgré que l'économie se porte bien dans la métropole, «la grande région peine à se hisser au même niveau que les autres métropoles canadiennes», selon le rapport.
À titre comparatif, le produit intérieur brut par travailleur serait de 62 914 $ pour la métropole québécoise, tandis qu'il est de 77 286 $ pour le Grand Toronto.
Éducation et santé
Certains domaines, comme l'éducation, ne semblent pas être pires à Montréal qu'ailleurs. Par exemple, la proportion des personnes de 15 ans et plus qui n'ont pas de diplôme est sensiblement la même qu'ailleurs au pays. Toutefois, le taux de décrochage en milieu universitaire s'élève à 32,4%, comparativement à 14,8% au Canada.
Le rapport souligne également que l'accès aux soins de santé de première ligne reste assez difficile et rappelle que 35% des Montréalais n'ont même pas accès à un médecin de famille et que parmi ceux qui en ont un, 33% devront patienter plus d'un mois pour le rencontrer.