Gilles Vaillancourt, qui occupe le poste de maire de Laval depuis 1989, a fait face depuis 2010 à de nombreuses allégations de fautes professionnelles et de méfaits.
Il a rejeté à maintes reprises les affirmations selon lesquelles il s’était livré à du favoritisme, du financement électoral illégal et des manœuvres frauduleuses.
Financement électoral illégal
En novembre 2010, l’ancien député péquiste Serge Ménard de même que le député libéral de Vimont, Vincent Auclair, ont affirmé que le maire Vaillancourt avait offert il y a plusieurs années de les aider lors de leurs campagnes électorales.
Il leur aurait remis à chacun d’entre eux une enveloppe contenant des milliers de dollars, un geste qui, à leurs yeux, était une violation de la loi québécoise sur le financement électoral.
Le maire Vaillancourt a vigoureusement nié leurs affirmations.
« Je vais être très clair, je n’ai pas offert d’argent à M. Ménard, ni à M. Auclair, ni à aucun autre candidat prenant part à une élection provinciale ou fédérale », avait-il dit aux journalistes.
Il avait déclaré qu’il poursuivrait ses détracteurs, qu’il accusait de répandre des calomnies contre lui. Toutefois, M. Vaillancourt n’a jamais engagé de poursuites judiciaires contre personne.
Favoritisme
En 2011, l’Agence QMI a révélé que des entreprises personnellement choisies par le maire Vaillancourt pour gérer l’ancienne carrière municipale – le Carré Laval – auraient utilisé pour 5 millions $ de fausses factures – dont 1 million $ obtenus auprès d’un trafiquant de drogue qui était sous les verrous – afin de frauder le fisc, selon des allégations de Revenu Québec.
L’Agence QMI a aussi rapporté l’an dernier que Dunton Rainville, un cabinet d’avocats montréalais qui comptait dans ses rangs l’avocat-conseil Jean Bertrand – un homme de confiance du maire Vaillancourt et de son Parti PRO des Lavallois – a obtenu plus de 25 millions $ en contrats de la Ville de Laval au cours des 12 dernières années.
Depuis 1999, Dunton Rainville a remporté cinq contrats pour la gestion des ressources humaines et pour des services juridiques de la Ville de Laval lors de ce qui semblait – à première vue – un processus public d’appel d’offres. Chaque fois, Dunton Rainville a toutefois été le seul soumissionnaire.
Pourquoi ? Les exigences des appels d’offres étaient si précises et si restrictives qu’elles semblent avoir favorisé Dunton Rainville, tout en décourageant les offres rivales, selon notre enquête.