Au lendemain des déclarations fracassantes du président de la Fraternité des policiers et policières de Montréal, qui a indiqué ne plus vouloir que le parti du maire Gérald Tremblay étudie le budget et les orientations du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), le maire s’est dit «très à l’aise dans ses fonctions».
Le maire Gérald Tremblay a tenu à minimiser les propos du président de la Fraternité, qui a dit ressentir un profond malaise à ce que le Service de police se rapporte à un parti aux prises avec plusieurs allégations de corruption.
«Je suis très à l’aise dans mes fonctions de maire, d’autant plus qu’en 2009, j’ai dit haut et fort pendant six mois que je voulais être réélu pour faire la lumière sur les allégations de collusion et de corruption», s’est-il défendu.
Un «homme de défi»
Dans un ultime effort visant à reprendre le contrôle d’une situation qui lui échappe depuis une dizaine de jours, Gérald Tremblay a tenté de récupérer le tout à son avantage.
«Je suis une personne de défis, et quand il y a des défis à relever, je suis là pour relever ces défis. Il y aura beaucoup d’autres défis à venir, avant la fin de mon mandat», a-t-il lancé alors qu’on lui demandait s’il se représenterait aux élections municipales en 2013.