GLENDALE, Arizona - La mairesse de Glendale, Elaine Scruggs, ne tient pas mordicus à conserver les Coyotes de Phoenix en Arizona, surtout parce que le départ de l'équipe pourrait enlever un énorme poids financier à sa municipalité.
La Ville tente d'ailleurs de se préparer à toutes les éventualités. Ces jours-ci, toutes sortes de scénarios de budget ont été considérés, toujours en lien avec les coûts qu'entraîne le maintien de l’équipe de la Ligue nationale de hockey (LNH) à Glendale.
Au total, quatre plans ont été envisagés, avec une différente combinaison de variables. Les plus importantes étant la hausse de taxes prévue ainsi que la conservation ou le départ des Coyotes, selon ce que rapporte le quotidien «Arizona Republic».
L'un des scénarios envisagés a particulièrement plu à Scruggs : si la Ville conservait la hausse des taxes proposée et que les Coyotes déménageaient, Glendale n'aurait pas besoin de couper dans son budget de dépenses.
La mairesse a mis l'accent sur ce point lors d'une réunion du conseil, la semaine dernière, et a demandé aux élus de reconsidérer l'entente concernant les Coyotes. Scruggs préférerait garder les festivals de la ville qui pourraient être privés de subventions plutôt que de dépenser des millions pour conserver une formation de la LNH en Arizona.
D'importantes coupes
Voici les coupes que la Ville devrait faire suivant les quatre scénarios présentés :
- Si la hausse de taxes est conservée et que l'équipe reste, Glendale devra réduire de 6 millions $ ses dépenses pour absorber les coûts.
- Si la hausse de taxes est conservée et que la concession déménage, la Ville ne devra pas immédiatement réduire ses dépenses.
- Si la hausse de taxes n'est pas maintenue et que les Coyotes restent, Glendale devra retrancher 29 millions $ à son budget.
- Si la hausse de taxes n'est pas maintenue et que la formation déménage, Glendale devra couper 26 millions $ de son budget.
Ces restrictions au budget auraient de grands effets sur les services de la Ville. Pas moins de trois bibliothèques devraient être fermées, un centre de loisirs aquatiques devra aussi fermer ses portes et approximativement le quart des employés de la municipalité, soit 250 personnes, perdraient leur emploi. Ces mises à pied toucheraient les départements de la police et le service des incendies.