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Les employés manifestent à Malartic

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Photo Philippe Doherty / Agence QMI
Environ 300 personnes se sont réunies, ce mercredi, de part et d'autre de la route 117 à l'entrée de Malartic pour sensibiliser la population à la situation vécue par les employés de la minière Osisko.

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MALARTIC – Environ 300 personnes se sont réunies, ce mercredi, de part et d'autre de la route 117 à l'entrée de Malartic pour sensibiliser la population à la situation vécue par les employés de la minière Osisko.

Cette manifestation a été mise en branle par le Comité Bonne Entente représentant les employés d'Osisko. Des employés, leur famille, amis et sympathisants à la cause ont pris part à ce rassemblement. Des membres du Comité Bonne Entente ont pris la parole pour sensibiliser le public aux normes imposées à la mine Canadian Malartic, qu'ils jugent illogiques et injustes.

«On demande d’être logique pour que l’on puisse opérer un peu comme tout le monde et avec les mêmes normes que toutes les industries, a indiqué Philippe Mask, co-porte-parole du Comité Bonne Entente. Par exemple, on arrête la mine de nuit complètement et on est en infraction pour les décibels.»

Selon M. Mask ce n’est pas logique : «la ville fait plus de bruit que nous, alors qu’on ne travaille pas. On demande juste d’avoir le même zonage industriel que les autres. C’est sûr que tout a été vérifié et analysé, mais les temps ont changé aussi. On parle d’études faites en 2008, où le quartier sud était encore présent».

D’autres demandes d’ajustements des normes ont été véhiculées par les employés d’Osisko, au niveau du nombre et de la durée des sautages accordés en temps normal à la mine, ainsi que les normes de vibration et de distances de périmètre de sécurité à respecter.

Impact recherché

Ces revendications ont maintes fois fait l’objet de demandes d’Osisko, maintenant, les employés s’en mêlent pour protéger leurs emplois.

«Les employés parlent haut et fort et je pense que ça veut tout dire. On essaie plein d’affaires pour avoir un bon voisinage et baisser notre bruit. Notre but c’est vraiment de garder nos emplois», a mentionné M. Mask.

«On veut sensibiliser la population et [le ministère de l’Environnement], qui peut-être ont une conception différente des normes et des règlements en cours, a expliqué Daniel Blais, travailleur chez Osisko. Avec le report du sautage, il y a eu une réorganisation interne. Certains employés ont été déplacés vers d’autres quarts de métier. C’est sûr qu’on espère un règlement assez vite, mais il n’y a pas de pertes d’emplois envisagées à courts et moyens termes. Il y a des inquiétudes un peu, mais on a bon espoir qu’il y ait un règlement rapidement.»

En attente

Au moment d’écrire ces lignes, mercredi, la minière Osisko était toujours en attente de l'approbation finale du ministère de l'Environnement, de la Faune et des Parcs pour pouvoir procéder à un sautage exceptionnel. En attendant cette autorisation, les opérations dans la fosse étaient toujours suspendues.

 

Les commerçants sont derrière les employés d’Osisko

Le président de la Chambre de Commerce de Malartic, Sébastien Leclerc, s’est joint à la manifestation du 24 octobre. Il a ainsi voulu signifier aux travailleurs d’Osisko l’appui de la Chambre de Commerce.

«Le monde veut travailler, a-t-il dit. On s’est rassemblés. La Chambre de Commerce on les appuie, c’est bien sûr. On fait tous partie d’un groupe à Malartic. On veut que le monde travaille, donc, il faut opérer.»

Quel impact aura la manifestation?

«On veut que ça bouge. Il était temps! On veut que la population voit que le monde se tient. Le Comité Bonne Entente a monté un bel avant-midi pour montrer aux gens et aux médias qu’à Malartic, on se tient.»

Quel effet a le ralentissement des opérations chez Osisko?

«Ça touche tout le monde. Premièrement, ça touche les sous-contractants. Je travaille avec eux, ils travaillent moins, donc il ne dépense plus. Et ça, ça ne se passe pas qu’à Malartic : c’est aussi Rouyn, Val-d’Or, Amos qui travaillent aussi à Malartic, donc, ça a des répercussions là aussi.»

 

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