Se basant sur les diverses allégations émises devant la commission Charbonneau, la Chambre de commerce du Montréal métropolitain croit que la Ville de Montréal est en mesure de réaliser des économies significatives en rationalisant ses dépenses.
À quelques jours du dépôt du budget 2013, Michel Leblanc, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, a réitéré l’importance de prendre en considération que le contexte économique est encore difficile et incertain.
«Le premier signal qu’on lance, c’est que la Ville doit limiter toute hausse des impôts fonciers, a-t-il déclaré. Ensuite, on invite la Ville à faire un exercice de rationalisation de ses dépenses. De toute façon, la Ville a besoin de dégager des marges au niveau de ses dépenses, et non d’augmenter ses revenus.»
Selon M. Leblanc, les hausses d’impôt exagérées nuisent à l’environnement d’affaires et contribuent à fragiliser les entreprises. Une hausse pourrait nuire à la compétitivité économique de Montréal, et à la création d’emplois dans les PME, à un moment où la ville a encore un taux de chômage anormalement élevé comparativement au reste de la province.
Priorités : les routes
Dans la lignée du rapport Côté-Séguin, publié en 2010 et qui avait pour but d’émettre des recommandations dans le but d’améliorer la performance de la métropole, M. Leblanc a d’ailleurs réitéré sa position sur la surgouvernance de Montréal, qui crée selon lui des dysfonctionnements.
«Il y a un éparpillement des pouvoirs entre la ville centre et les arrondissements qui fait en sorte que les décisions tardent à être prises, puis tardent à être mises en œuvre.»
À cela, il donne l’exemple de la mise en place de la voie réservée sur le boulevard Pie-IX. «Le temps que cela a pris est extrêmement long, et c’est lié à des difficultés d’harmonisation entre les arrondissements. Ça entraîne des surcoûts à cause de l’inflation, et les Montréalais deviennent cyniques par rapport à leurs projets.»
«Dans la mesure où la Ville a des projets en vue qui sont coûteux, elle doit absolument mettre ses priorités sur la construction routière, a affimé M. Leblanc. Les coûts les plus importants sont ceux de la congestion routière.»
Il est prévu que le maire de Montréal, Gérald Tremblay, s'adresse le 2 novembre devant la communauté des affaires lors d’un déjeuner-causerie organisé par la Chambre de commerce du Montréal, dans le but de discuter de ses intentions quant au budget.