Le maire Gérald Tremblay a rencontré la presse jeudi midi alors que l'Hôtel de Ville de Montréal est plongé au cœur d'une importante controverse depuis plusieurs jours à la suite des révélations qui ont été faites à la commission Charbonneau.
Questionné à savoir s'il allait imiter son homologue lavallois, Gilles Vaillancourt, et se retirer temporairement, Gérald Tremblay a nié et continue de s'accrocher malgré les deux partis d'opposition qui réclament sont départ.
«J'ai une ville à gérer. Je suis passionné de cette ville depuis maintenant 11 ans et j'y consacre toutes mes énergies», a répondu le maire avant d'ajouter qu'il avait le mandat des citoyens pour diriger.
Alors qu'il était resté plutôt prudent sur le sujet jusqu'à maintenant, le maire de Montréal a reconnu dans son allocution qu'il y avait un système de corruption et de collusion dans sa ville, mais s'est empressé de préciser qu'il ne datait pas d'hier.
«À la suite de ces témoignages [à la commission Charbonneau], la question que tout le monde se pose avec raison: est-ce qu'il y a de la collusion ou de la corruption à Montréal? Je réponds un oui affirmatif, mais cela existe depuis des décennies», a-t-il déclaré.
Gérald Tremblay a du même coup refusé d'aborder le sujet de son avenir politique, à savoir s'il sera candidat à la mairie en 2013.
Commissaire à l'éthique réclamé
Il n'y a pas que le maire de Montréal qui persiste et signe. L'opposition officielle maintient sa pression sur l'administration Tremblay et se tourne vers Québec dans l'espoir que le gouvernement Marois nomme un commissaire à l'éthique «avec des pouvoirs de sanction et d'enquête».
La chef de Vision Montréal, Louise Harel, a d'ailleurs écrit au ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, plus tôt jeudi pour lui en faire formellement la demande.
«Au moment où les arrestations et les allégations de corruption constituent les principales actualités politiques montréalaises, je vous demande d'agir sans délai pour insuffler un élan nouveau à l'administration municipale montréalaise et redonner confiance aux Montréalais envers leur Hôtel de Ville et leurs élus», a écrit Mme Harel.