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Les déclarations de l'ex-ingénieur Gilles Surprenant à la commission Charbonneau continuent de faire des vagues. L'Ordre professionnel des ingénieurs du Québec vient d'ouvrir une enquête à son sujet.
Le président de l'Ordre, Daniel Lebel, s'attendait à ce que son confrère fasse des révélations troublantes lors de son témoignage. Mais jamais à ce point.
«On est déçus, choqués à la limite, admet-il. L'Ordre des ingénieurs est très préoccupé par ce qui se dit. Mais on l'a demandée, la commission d'enquête, alors on est prêts à travailler avec la commission Charbonneau.»
Les révélations de «M. TPS», qui a entre autres admis avoir touché plus de 700 000 $ en pots-de-vin, ne peuvent servir de preuves à l'Ordre des ingénieurs, qui devra mener sa propre enquête. Au terme de celle-ci, des amendes pourraient être imposées à M. Surprenant, qui pourrait même perdre son titre d'ingénieur.
L'immunité qui protège les témoins de la commission Charbonneau ne les met pas à l'abri d'accusations criminelles. Des enquêtes parallèles peuvent être entreprises et les documents déposés en preuve pourraient servir de nouveau.
Pas à l'abri des créanciers
Même s'il a vendu sa maison à sa fille le 19 septembre dernier, Gilles Surprenant n'est pas à l'abri des créanciers.
«Un juge de la Cour supérieure pourrait très certainement annuler cette vente-là et remettre la maison dans le patrimoine de l'individu de façon à ce que les créanciers puissent mettre la main dessus», a expliqué le criminaliste Conrad Lord.
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