Les décorations d’Halloween risquent bien de s’envoler sous l’effet des forts vents qui souffleront sur le Québec à compter de cet après-midi, gracieuseté de l’ouragan Sandy.
«L’effet le plus important de Sandy à se faire sentir au Québec, ce sera les vents forts, voire violents», explique le météorologue André Cantin, d’Environnement Canada.
L’ouragan devait frapper les côtes américaines ce matin, se transformer en tempête pour atteindre le Québec quelque part en après-midi aujourd’hui.
Les forts vents atteindront 90 km/h par endroits. Ils balayeront la province pendant au moins 24 heures avant de diminuer d’intensité.
«C’est une longue période, convient M. Cantin. Mais on aurait pu être plus touchés.»
Les Québécois peuvent tout de même s’attendre à des branches cassées, à des pannes d’électricité, à quelques bardeaux envolés, voire à de gros véhicules vides renversés sur les ponts sous la force du vent, indique M. Cantin.
Les impacts seront similaires à ceux connus lors du passage de la tempête Irène en août 2011, avec les inondations en moins, précise le météorologue.
«Les averses seront moindres cette fois-ci», annonce-t-il. Il devrait ainsi tomber entre 20 et 40 mm de pluie.
Les autorités surveillent néanmoins le niveau de l’eau à la hauteur de la ville de Québec. Il pourrait y avoir des débordements.
Conduite difficile
Les forts vents combinés aux averses rendront la conduite des plus difficiles, prévient-il toutefois. «Il faudra être très prudent.»
N’empêche que les effets de Sandy au Québec n’ont rien à voir avec ceux que connaissent nos voisins du sud. Plusieurs ont dû être évacués hier et tous se préparaient à l’arrivée de l’ouragan.
Tout comme les nombreux Québécois qui habitent la côte est, Sylvianne Lagueux-Tremblay a accumulé suffisamment de vivres pour passer les trois ou quatre jours barricadée chez elle.
Elle s’est notamment munie de nourriture non périssable, d’eau en bonne quantité et d’un jeu de cartes.
«On est vraiment énervés. Il y a beaucoup d’appréhension. On ne sait pas trop quoi penser», laisse tomber celle qui demeure depuis peu à Brooklyn.
«On a fait nos achats ce matin (hier). On est confiné dans notre appartement. Là, on attend la tempête. L’énervement est palpable», confie-t-elle.
Certains de ses voisins ont cloué des planches de bois dans leurs fenêtres.
«Dehors, c’est comme le calme avant la tempête. C’est silencieux. Les gens ne sortent pas. Sauf pour faire la file devant les épiceries», ajoute-t-elle.